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Maria Pacome _ Un visage du cinéma et du théâtre s’est éteint

  • Mis à jour : 6 décembre

Maria Pacôme, nom de scène de Simonne Maria Pacôme, née le 18 juillet 1923 à Paris et morte le 1er décembre 2018 à Ballainvilliers, est une comédienne et dramaturge française.

BIOGRAPHIE

- Enfance
Simonne Pacôme, née le 18 juillet 1923 à Paris, est la fille de Maurice Pacôme, chauffeur mécanicien, et de Germaine Hivonait, couturière. Sous l’Occupation, elle connaît le drame de voir son père déporté au camp de Buchenwald et son jeune frère Robert, communiste, fusillé. Elle quitte l’école encore adolescente pour aider sa mère en travaillant comme arpète chez André, le chausseur, puis doit défendre sa mère lorsque son père revient du camp de concentration, violent.

- Cours Simon et peinture
En 1941, à 18 ans, elle entre au cours Simon où elle est condisciple de Michèle Morgan, déjà actrice connue, et de Danièle Delorme. Elle rencontre l’acteur Maurice Ronet, lors de la tournée des « Parents terribles », qu’elle épousera en 1950, mettant alors entre parenthèses sa carrière qu’elle ne reprendra qu’après leur divorce en 1956. Ils partent à Moustiers-Sainte-Marie dans les Alpes-de-Haute-Provence peindre et faire de la céramique.

Théâtre
En 1956, sa carrière sur les planches commence avec « La Reine et les Insurgés » d’Ugo Betti, mis en scène par Michel Vitold, puis « Oscar » de Claude Magnier, aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo en 1958, « N’écoutez pas Mesdames » de Sacha Guitry en 1962,

« Les Grosses Têtes » de Jean Poiret et Michel Serrault en 1969 et « Joyeuses Pâques » de Jean Poiret en 19812.

Cinéma

Sa première apparition à l’écran est en 1959 dans « Voulez-vous danser avec moi ? » de Michel Boisrond. Elle interprète ensuite beaucoup de seconds rôles comiques, notamment dans :
- « Le Gendarme de Saint-Tropez »,

- « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »,

- « Le Distrait » en 1970,

avant d’obtenir quelques premiers rôles dans : « La situation est grave mais... pas désespérée ! » de Jacques Besnard,

- « Les Sous-doués » de Claude Zidi.

En 1992, elle fait un retour remarqué dans « La Crise » de Coline Serreau. où, interprétant la mère de Vincent Lindon, elle brille dans une scène mémorable où elle s’énerve contre lui ("Tes problèmes je m’en fous").

En 2011, elle a prêté sa voix à la mémé de Titeuf dans l’adaptation cinématographique de la bande dessinée.

Auteur dramatique
Elle devient l’une des reines du théâtre de boulevard et de l’émission de télévision Au théâtre ce soir lorsqu’à la fin des années 1970, parce qu’elle en a assez de n’être qu’une bourgeoise exubérante, elle décide d’écrire elle-même ses rôles. Ce seront sept pièces : « Apprends-moi Céline » en 1977 (avec Daniel Auteuil), « Le Jardin d’Éponine »,
- « On m’appelle Émilie »,

« Les Seins de Lola », « Et moi et moi », « Les Désarrois de Gilda Rumeur » et l’autobiographique « L’Éloge de ma paresse » en 2002

Télévision
À la télévision, elle a joué dans de nombreux téléfilms et notamment dans la série « Docteur Sylvestre ».

Littérature
Maria Pacôme a publié ses mémoires « Maria sans Pacôme » en 2007.