Le nanar du mois de Mars : la femme super héros

  • Mis à jour : 3 mars

Depuis quelques mois, les femmes du cinéma se sont aperçues qu’elles étaient exploitées. Seule Merryl Streep avait tiré la sonnette d’alarme lors de la remise des oscars 2017. Depuis tout est mis en œuvre pour dénoncer les agressions : déclaration devant la Presse, twiter, astagram , ruban blanc….
Alors en ce mois de la femme (en fait qu’un seul jour) [Ouille ! j’ai failli écrire « ce MOI de la femme » !] je vous propose un film où les femmes ne comptent pas pour des prunes.

J’aurais pu choisir parmi des grands classiques de Nanarland : « Les amazones font l’amour et la guerre », « Les Amazones », « Prison de femmes » ou encore Règlement de compte à O.K Corral pour les femmes » mais malheureusement ces films ne sont pas à la hauteur de l’action libératrice. Les hommes y sont tous considérés comme des cochons libidineux même si c’est aussi un peu normal car dans ces films les femmes ne pensent qu’à copuler. Ce qui va dans le sens de ce qui se faisait jusque-là à Hollywood.

J’ai donc choisi un film bien costaud, ventant la valeur de la femme : « Super girl ». Bon d’accord c’est la cousine de Superman, mais quand même cette fille est à la hauteur du super héros. De là à s’en passer….

LE FILM

Fiche technique*

Réalisation  : Jeannot Szwarc
Scénario : David Odell d’après le personnage créÉ par Otto Binder et Al Plastino
Société de distribution : Tristar Pictures
Genre : Film de super-héros
Pays : États-Unis, Royaume-Uni
Durée : 124 minutes
Dates de sortie : France : 10 octobre 1984

Distrtibution
Helen Slater (VF : Emmanuèle Bondeville / Karine Foviau) : Kara Zor-El / Linda Lee / Supergirl
Faye Dunaway (VF : Perrette Pradier / Véronique Augereau) : Selena
Peter O’Toole (VF : Gabriel Cattand) : Zaltar
Peter Cook (VF : Robert Party / Patrick Préjean) : Nigel
Mia Farrow (VF : Anne Jolivet) : Alura

Synopsis =
Argonville, une cité kryptonienne qui a été transportée dans l’espace du dedans, un univers de poche, peu après la destruction de Krypton, a perdu sa principale source d’énergie, l’omégaèdre, par la faute de la jeune Kara. Celle-ci traverse la chute binaire qui mène de l’espace du dedans au grand espace et vient sur la Terre pour récupérer cette boule magique créée par Zaltar et tombée entre-temps aux mains de la sorcière Selena, qui veut utiliser sa puissance pour dominer le monde.

En attendant de pouvoir localiser l’omégaèdre, Kara s’intègre aux humains en s’inscrivant au collège sous le nom de Linda Lee. Peu après, Selenacherche à enlever un jeune homme du nom d’Ethan, afin qu’il tombe amoureux d’elle. C’est alors que Kara se change en Supergirl et le sauve.

Le soir-même, Kara parvient à repérer la trace de l’omégaèdre. Arrivée à destination, elle est surprise par Ethan, qui est tombé amoureux et l’a suivie.

C’est à ce moment que Selena surgit et use de ses pouvoirs contre Supergirl, mais celle-ci parvient à la contrer et s’échappe en compagnie d’Ethan. C’est sans compter sur la persévérance de Selena, qui s’associe à Nigel (Le premier qui me sort Nigel Chrome, je le claque !), son ancien maître en sorcellerie et parvient avec son aide à téléporter Ethan auprès d’elle. Supergirl se précipite alors pour le secourir, mais Selena parvient à la bannir dans la zone fantôme, une dimension dont nul n’a jamais pu s’échapper. Débarrassée de son ennemie et de Nigel ( Voyez comme quoi on ne peut pas leur faire confiance) , qu’elle a emprisonnée, elle déchaîne ses pouvoirs et assoit son autorité sur toute la ville.

Dans la zone fantôme, Kara retrouve Zaltar, qui après la perte de l’omégaédre avait choisi de s’exiler. Ayant été la personne qui transporta Argonville dans son univers de poche, Zaltar a trouvé un moyen de s’échapper. Ils décident tous deux de rejoindre la Terre, mais seule Kara réussit. Selena, exaspérée de constater le retour de son ennemie, invoque alors un démon, mais Kara parvient à le tromper et le démon se venge en dévorant Selena. Kara envoie ensuite le démon dans la zone fantôme, et la paix revient sur Terre. Après avoir fait ses adieux à Ethan, Supergirl s’envole et ramène l’omégaèdre à Argonville.

Bon d’accord, c’est un peu compliqué_ Le premier qui dit que c’est normal avec les filles, je lui impose toute la série des nanars dont on a parlé plus haut _ mais pour qui veut bien s’y prendre à trois fois, on arrive à suivre l’intrigue. Pour vous aider je vais utiliser la métaphore :

Réécriture du Synopsis =

Poitiers, une cité de l’espace Socialiste qui a été transportée dans l’espace du dedans, un univers de poche, peu après la destruction du PS, a perdu sa principale source d’énergie, la Gauche, par la faute de la jeune Amon. Celle-ci traverse la chute binaire qui mène de l’espace du dedans au grand espace et vient sur la sphère politique pour récupérer cette boule magique créée par François.M et tombée entre-temps aux mains de la sorcière Emmanuelle M. , qui veut utiliser sa puissance pour dominer le monde.

En attendant de pouvoir localiser la Gauche, Amon s’intègre aux humains en s’inscrivant au collège sous le nom de Linda Lee. Peu après, Emmanuelle M.  cherche à enlever un jeune homme du nom de Emmanuel afin qu’il tombe amoureux d’elle. C’est alors que Amon se change en Supergirl et le sauve.
Bon la suite je vous laisse l’imaginer. Est-ce plus clair ?

CRITIQUES

Charlie’s Angel : On a souvent tapé à tort sur ce petit film sympa des années 80. Bon, OK, c’est cucul la praline mais on passe un agréable moment devant cette super héroïne et j’aurais tendance à dire qu’on baille moins que sur les suites de Superman. Bravo à la performance de Perrette Pradier qui donne à Faye Dunuway l’aura d’une méchante Disney. La VF est beaucoup plus réussie que la VO pour une fois.

01 001 :Ah c’est beau les nanars, c’est sûr. Ca peux en faire des soirées bien arrosées. Mais honnêtement même en voyant ce "Supergirl" j’ai du mal à cerner une once de qualité ne serait ce que pour s’en moquer. Moi je veux bien me marrer de jeux d’acteurs pathétiques, d’une mise en scène vomitive, et d’un scénario sans aucun réel sens. Or ici je n’arrive pas à me marrer parce que bon dieu c’est ennuyeux d’une puissance à toute épreuve. Donc, pour moi ce "Supergirl" est la représentation du pire du pire de ce que l’on peu faire dans le nanar car il n’arrive même pas à me faire marrer, et c’est quand même bien triste...

Signé :Ciné Candide