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Les grands acteurs et grandes actrices du Cinéma français : Mireille Darc

  • Mis à jour : 7 février

CAFE CINEMA _ MIREILLE DARC

1. BIOGRAPHIE

1.1 Enfance et formation

Mireille Aigroz a des origines suisses à Combremont-le-Petit dans le canton de Vaud par son père Marcel Aigroz (1901-1989), horticulteur. Sa mère Gabrielle Reynaudo (1902-1994) est originaire de Turriers, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le couple a deux autres enfants, Roger (1926) et Maurice (1928).
Elle nait le 15 mai 1938 à Toulon et y passe son enfance. Peu après la déclaration de guerre de septembre 1939, ses parents l’envoient en Suisse avec ses deux frères aînés, auprès de leurs tantes paternelles aux Plans-sur-Bex.
Plans sur Bex (Suisse)
Les enfants reviennent ensuite à Toulon où sa mère tient une petite épicerie et son père est jardinier. La famille vit modestement, voire parfois pauvrement.

Mireille suit sa scolarité à l’école de Valbourdin, puis au collège de jeunes filles et arrête les études à quinze ans pour se consacrer à la danse. Elle entre au conservatoire à rayonnement régional de Toulon, école alors gratuite. Elle en sort, en 1957, avec un prix d’excellence et une lettre de recommandation.

1.2 Carrière

1.2.1. Les débuts

Mireille Aigroz monte à Paris, en 1959, et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc et à « l’Arc, la rivière de son enfance ». Elle adopte officiellement ce nom de scène comme nom d’usage. Elle gagne sa vie pour payer ses cours de théâtre de Maurice Escande, en promenant une heure tous les jours le chien d’une comtesse, gardant des enfants, faisant des présentations de mode au Printemps, posant pour un peintre et des romans-photos. Elle tient un petit rôle au théâtre où elle remplace au pied levé une comédienne malade avant de commencer sa carrière devant la caméra.

C’est la télévision qui la révèle grâce à « La Grande Bretèche » de Claude Barma en 1960 et à « Hauteclaire » de Jean Prat en 1961, où elle incarne le rôle féminin principal. Son premier rôle important au cinéma est « Pouic-Pouic » réalisé par Jean Girault en 1963, où elle joue le rôle de la fille de Léonard et Cynthia Monestier, incarnés par Louis de Funès et Jacqueline Maillan.

1.2.2. La confirmation

En 1964 et 1965, elle tourne « Des pissenlits par la racine » aux côtés de Michel Serrault et Louis de Funès ainsi que « Galia » de Georges Lautner. Elle y incarne une jeune femme libre, changeant d’amant comme il lui plait. Georges Lautner, avec qui elle tournera treize films, va faire d’elle une star avec notamment « Les Barbouzes » en 1964 pour lequel elle décroche son premier rôle principal,

« Ne nous fâchons pas » en 1966, dans le rôle de madame Michalon et « La Grande Sauterelle » en 1967, dont le titre est dû à Audiard qui reprend le surnom dont il adorait affubler Mireille Darc.

1.2.3. Le triomphe

Dans les années 1970, elle tourne toujours avec Georges Lautner dans « Il était une fois un flic » (1971) ou dans « La Valise » (1973), et avec Yves Robert dans « Le Grand Blond avec une chaussure noire » (1972)

puis « Le Retour du Grand Blond » (1974), avec Pierre Richard, où elle fait sensation avec une robe noire Guy Laroche exhibant son dos nu jusqu’à la naissance de ses fesses. Ces rôles lui permettent de confirmer son statut de sex-symbol et d’actrice phare du début des années 1970. Elle joue aux côtés d’Alain Delon dans « Jeff », « Madly », « Borsalino », « Borsalino and Co », « Les Seins de glace », « L’Homme pressé « et « Mort d’un pourri ».

1.2.4. Les difficultés

Dans les années 1980, sa carrière est interrompue. Le professeur Christian Cabrol l’opère à cœur ouvert pour un rétrécissement mitral en 1980. Lors d’un accident de voiture dans un tunnel en Vallée d’Aoste le 7 juillet 1983, elle est grièvement blessée et sa colonne vertébrale fracturée l’immobilise pendant trois mois dans une coquille à l’hôpital de Genève. Elle se sépare d’avec Alain Delon après quinze ans de vie commune, et ne tourne plus de films après 1986. En 1989, elle réalise son unique long-métrage de fiction : « La Barbare » avec Murray Head.

Elle revient à la télévision dans les années 1990 pour de nombreux rôles dont une bourgeoise redoutable dans « Les Cœurs brûlés »

ou « Les Yeux d’Hélène » . Suivent « Terre indigo », « Le Bleu de l’océan » et « Frank Riva » en 2003, où elle retrouve Alain Delon.

De 1992 à 2015, elle réalise une série de reportages documentaires pour France Télévisions (Envoyé Spécial, Des racines et des ailes, Infrarouge) sur des thèmes sociaux, souvent centrés sur la condition féminine : femmes en prison, ex-prostituées, actrices de films pornographiques, femmes sans abri. Elle s’est aussi penchée sur la transplantation d’organes, le deuil ou le pardon. Cette activité est centrale dans sa carrière, ainsi qu’elle l’expliquait en 2015 à Libération : « Ces documentaires, ce sont mes lettres de noblesse. C’est ce qui m’a le plus enrichie sur le plan humain. […] Aucun scénariste ne m’a écrit quelque chose d’aussi violent. J’ai grandi avec mes documentaires, ce que je n’avais pas fait au cinéma. »

1.2.5 L’épanouissement

À partir de 2005, Mireille Darc est la marraine de l’association humanitaire La Chaîne de l’espoir pour laquelle elle a reçu le prix Clarins en 2006 et à partir de 2008, elle est la marraine de l’opération« + de Vie, » opération de solidarité pour améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées.

En 2006, Jacques Chirac lui remet les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

En décembre 2015, elle réalise le documentaire « Elles sont des dizaines de milliers sans abri », diffusé sur France 2

1.3. Vie privée

Dès son enfance, elle savait que son père Marcel (qui l’appelait « la bâtarde ») n’était pas son géniteur. Quand elle avait « six-sept ans », il fit mine d’aller se pendre sous ses yeux mais finalement, renonça.

Durant quinze ans, Mireille Darc a été la compagne d’Alain Delon, rencontré en 1968, lors du tournage de « Jeff » de Jean Herman. Une malformation cardiaque interdisant à Mireille de porter un enfant au risque d’y perdre la vie, le couple se sépare en raison du désir d’Alain Delon d’avoir d’autres enfants. Mais une réelle amitié s’installe entre eux.

Le 17 octobre 1988, elle perd son compagnon Pierre Barret, directeur de L’Express puis président d’Europe 1 ; il avait subi quelques mois plus tôt une greffe du foie qui a échoué ; il était alors en attente d’une nouvelle greffe.

En 1996, elle rencontre Pascal Desprez, un architecte parisien qu’elle épouse le 29 juin 20021.

1.4. Soir de la vie

Victime de deux hémorragies cérébrales en 2016, l’actrice, qui souffrait d’une valvulopathie depuis l’enfance : elle est opérée du cœur en 1980 (par le Pr Christian Cabrol) puis en 2013 dans la plus grande discrétion. Elle subit une troisième attaque cérébrale dans la nuit du 28 au 29 septembre 2016.
Mireille Darc meurt à son domicile, le 28 août 2017, à 1 h 50 du matin. Les obsèques religieuses, présidées par Mgr Di Falco, ont eu lieu le vendredi 1er septembre 2017 en l’église Saint-Sulpice, à Paris, en présence de plus de mille personnes : personnalités publiques, proches et admirateurs anonymes ayant répondu à l’invitation de son mari, Pascal Desprez. Ce dernier suit les obsèques auprès de l’ancien compagnon de Mireille Darc, Alain Delon. L’inhumation de Mireille Darc a lieu ensuite au cimetière du Montparnasse (11e division).

2 OUVRAGES

Mireille Darc a écrit ;
- « Jamais avant le mariage », Paris, Ramsay, 1982
- « Tant que battra mon cœur », avec Lionel Duroy, XO éditions, 26 septembre 2005
- « Mon père » avec Lionel Duroy, XO éditions, 14 mai 2008
- « Une femme libre » avec Richard Melloul, , Flammarion, 6 novembre 2013
En janvier 2016, elle expose pour la première fois ses photographies en noir et blanc dans une exposition intitulée « Un après-midi à Saint-Germain-des-Près »

3. THEATRE

- 1962 : « Les Femmes aussi ont perdu la guerre » de Curzio Malaparte, mise en scène Raymond Gérôme, théâtre des Mathurins
- 1964 : « Photo-Finish » de Peter Ustinov, mise en scène Peter Ustinov, théâtre des Ambassadeurs
- 1965 : « Pieds nus dans le par »c de Neil Simon, mise en scène Pierre Mondy, théâtre de la Madeleine
- 1985 : « Chapitre II » de Neil Simon, mise en scène Pierre Mondy, théâtre Édouard VII
- 2007 : « Sur la route de Madison », d’après le roman de Robert James Waller, mise en scène ne Bourgeois, avec Alain Delon, théâtre Marigny