Palmarès du Festival de Sundance 2018

  • Mis à jour : 30 janvier

Le palmarès du Festival de Sundance a été dévoilé.

C’est « The Miseducation of Cameron Post », second long métrage de Desiree Akhavan, qui a remporté le Grand Prix dans la compétition américaine.
Synopsis = : Cameron, adolescente, est contrainte par sa tante et son oncle, qui sont ses tuteurs légaux, à aller suivre une thérapie de conversion lorsque son homosexualité est découverte. A l’affiche, on retrouve Chloe Moretz et Sasha Lane, la révélation de « Americain Honey ».

Le prix de la mise en scène est allé à Sara Colangelo pour « The Kindergarten Teacher ». Il s’agit d’un remake de « L’Institutrice » de Nadav Lapid, qui met cette fois en scène Maggie Gyllenhaal.

Le prix du scénario a été attribué à Christina Choe pour « Nancy ». Ce film fait le portrait de Nancy, une femme de 35 ans dont la carrière d’auteure est pour le moment un échec. Elle vit modestement chez sa mère, dans une petite ville. Pour compenser ses déconvenues et sa frustration, Nancy, sous pseudonyme, se lance dans une spirale de mensonges et canulars sur internet.

Le prix du jury a récompensé « I Think We’re Alone Now » de Reed Morano. Ce film de SF post-apocalyptique met en scène Dal, un homme littéralement seul au monde, jusqu’à ce qu’il découvre la mystérieuse Grace qui vient rompre sa solitude. Dans les rôles principaux : Peter Dinklage et Elle Fanning.

Le prix spécial d’interprétation a été attribué à Ben Dickey pour sa prestation dans « Blaze », biopic d’un chanteur de country réalisé par Ethan Hawke.

Le prix du public, enfin, a récompensé « Burden » de Andrew Heckler, qui raconte l’histoire d’un orphelin élevé au sein du Ku Klux Klan et qui tente de s’en éloigner lorsqu’il tombe amoureux d’une fille. A l’affiche : Garrett Hedlund, Forest Whitaker et Andrea Riseborough.

La compétition internationale, généralement moins en vue à Sundance, a couronné « Butterflies », quatrième long métrage du Turc Tolga Karaçelik. Ce film raconte l’histoire de frères et sœurs rappelés par leur père dans leur village natal. Ils entament ensemble un road trip et retrouvent des souvenirs qu’ils avaient fait l’effort d’oublier.

Le prix du meilleur documentaire dans la compétition américaine est allé à « Kailash » de Derek Doneen, sur un militant indien qui tente de venir en aide à des enfants esclaves, tandis que le prix du meilleur documentaire dans la compétition internationale est allé à « Of Fathers and Sons » du Syrien Talal Derki, dans lequel le réalisateur, désormais basé à Berlin, revient pendant 2 ans en Syrie et s’immerge dans le quotidien d’un village.

Of Fathers and Sons - Trailer from BASIS BERLIN on Vimeo.