bandeau 1 bandeau 2 bandeau 3 bandeau 4 bandeau 5

Cultures & Cinémas

Vous êtes ici : Accueil > NOS ACTIVITES > CONNAISSANCE DU CINEMA > Café cinéma > Café cinéma 2013- 2014 > Café cinéma : MUSIQUE ET CINEMA "Les compositeurs classiques"

Café cinéma : MUSIQUE ET CINEMA "Les compositeurs classiques"

  • Mis à jour : 28 juin 2014

Dès le début du cinéma, l’accompagnement des projections qu’il soit le fait d’orgue, de piano ou d’orchestre, a fait appel à la musique classique. L’arrivée du parlant a permis aux réalisateurs d’accentuer, voire de provoquer les sentiments qu’ils voulaient susciter auprès des spectateurs. Mais peu savent que le cinéma s’est intéressé plus directement aux musiciens classiques : Mozart bien sûr, mais aussi Bach, Lully et Beethoven, Berlioz et Wagner, sans oublier Gershwin

CAFE CINEMA _ LES MUSICIENS CLASSIQUES AU CINEMA

Pour présenter les films et les réalisateurs qui ont évoqués la vie de ces grands musiciens, il nous a semblé plus simple de suivre la chronologie des dates de naissance des compositeurs plutôt que celles des films. Toutefois il sera intéressant de noter que plusieurs films ont été parfois consacrés au même compositeur. Par ailleurs nous avons fait l’impasse sur les « opéras » qui feront l’objet d’un autre café cinéma.

1- Jean Sébastien Bach

Johann Sebastian Bach, en français Jean-Sébastien Bach, est né à Eisenach le 31 mars 1685, mort à Leipzig le 28 juillet 1750, est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand. Parmi les oeuvres les plus connus : « Passion selon saint Matthieu » et « Toccata et fugue en ré mineur pour orgue, BWV 565 ».

De nombreux films lui ont été consacrés :
- « Friedemann Bach, le musicien errant ». Film réalisé par Traugott Müller en Allemagne et en 1941. Le film qui évoque le thème du fils prodigue et de sa disgrâce. On y voit Johann Sebastian Bach donner une leçon à ses élèves.

-  « Chronique d’Anna Magdalena Bach ». Film allemand réalisé en 1967 par Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Allemagne, 1967. Gustav Leonhardt y joue le rôle du compositeur et interprète sa musique.

- J« ohann Sebastian Bach, the Cantor of Saint Thomas’s ». Film anglais réalisé par Colin Nears, en 1985.
- « Mein Name ist Bach » de Dominique de Rivaz. Une fiction qui s’inspire d’un fait divers historique. En Mai 1747, Bach part à Potsdam pour le baptême de son petit-fils et passe une semaine à la cour du roi Frédéric II de Prusse. Ce film avait été présenté au festival de Locarno en 2003

- « Il était une fois Jean-Sébastien Bach » de Jean-Louis Guillermou, 2003. Une évocation de la vie méconnue du Kantor de Leipzig, basée sur les écrits et reconstitutions de son contemporain Forkel.


-  « Le Silence avant Bach (Die Stille vor Bach) » film espagnol de Pere Portabella, réalisé en 2007. Méditation sur le temps, l’art et la culture autour de la figure et de l’oeuvre de Johann Sebastian Bach.

2- Jean Baptiste Lully
Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli) est un compositeur et violoniste français d’origine italienne de la période baroque, surintendant de la musique de Louis XIV, né à Florence le 28 novembre 16321 et mort à Paris le 22 mars 1687.

Parmi ces oeuvres, la plus connue fut sans aucun doute « La Marche pour la cérémonie des turcs » qui avait été joué au XVII° siècle lors de la représentation de la Comédie Ballet de Molière, « Le bourgeois gentilhomme » et qui sera popularisé grâce au film d’Alain Corneau « Tous les matins du monde ». SON

Si la musique de Lully a été beaucoup utilisée notamment dans les films historiques, peu de film ont été consacrés même indirectement au grand musicien. Nous parlerons de :
- « Molière », film d’Ariane Mnouchkine (1978) avec Mario Gonzáles dans le rôle de Lully ;
-  « Le Roi danse » , film de Gérard Corbiau (2000) avec Boris Terral dans le rôle de Lully.

3- Wolgang Amadéus Mozart

Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg le 27 janvier 17563 et mort à Vienne le 5 décembre 17913), laisse une oeuvre importante (six cent vingt-six oeuvres sont répertoriées dans le catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. Ce serait une injure de distinguer des oeuvres car d’une part elles sont toutes connues et d’autre part elles sont toutes géniales.SON (Concerto pour clarinette -adagio )

En matière de filmographie, évidemment on évoque le mythique « Amadeus » de Milos Forman mais ce ne fut pas le seul film consacré à Mozart :

- « La Mort de Mozart » de Louis Feuillade, France en 1909.
-  « Mozart Leben, Lieben und Leiden », Autriche, 1921.

- « Dei kleine Nachtmusik » de Leopold Hainisch, Allemagne, 1939.
-  « Whom the Gods love Mozart » de Basil Dean, Grande-Bretagne, 1940. Avec Stephen Haggard : Mozart ; Victoria Hopper : Constance. La musique est jouée par le London philharmonic.
- « Wen die Götter lieben » de Carl Hartl, Allemagne, 1942, 90 minutes.

- « The Mozart story » de Carl Hartl, Autriche, 1939-1948, 91 minutes. Hans Holt : Mozart ; Winnie Markus : Constance ; Rene Deltgen : Beethoven ; Edward Vedder : Haydn. Filmé en Autriche avec rajout de scènes tournées à Hollywood pour la sortie américaine.
- « Melodie eternel », Carmine Gallone, Italie, 1940, 93 minutes. Gino Cervi.
- « Mozart und Da Ponte », Gernot Friedel, Allemagne, 1955, 120 minutes.
- « Aufzeichnungen einer Jugend » Klaus Kirchner, Allemagne, 1975, 224 minutes. Mozart est successivement interprété par Pavlos Beklaris (à 7 ans), Diago Crovetti (à 12 ans) et Santiago Ziesmer (à 20 ans).
- « Noi Tre », Pupi Avati, Italie, 1984, 90 minutes. épisode de l’adolescence de Mozart, joué par Christopher Davidson, à Bologne.

-  « Amadeus », Milos Forman, Etats-Unis, 1984, 158 minutes. Adapté de la pièce de Peter Shaffer, inspiré du Mozart de Wolfgang Hildesheimer, et récompensé par plusieurs oscars et un succès international. Tom Hulce campe un Mozart confronté aux manoeuvres de cour de Salieri (F. Murray Abraham).

- « Mozart Reise nach Prag », Tobias Schachner, Allemagne, 1988, 100 minutes. D’après la nouvelle d’Eduard Mörike.
- « Nannerl, la soeur de Mozart », René Féret, France, 2010, 120 minutes. David Moreau : Mozart ; Marc Barbé : Leopold Mozart ; Marie Féret : Nannerl Mozart.


Nannerl, la Soeur de Mozart Bande Annonce du film par LE-PETIT-BULLETIN

4- Ludwig Van Beethoven

Ludwig van Beethoven est un compositeur allemand né à Bonn le 16 ou le 17 décembre 1770 et mort à Vienne le 26 mars 1827. Dernier grand représentant du classicisme viennois (après Gluck, Haydn et Mozart), Beethoven a préparé l’évolution vers le romantisme en musique et influencé la musique occidentale pendant une grande partie du XIXème siècle. Inclassable (« Vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs coeurs, plusieurs âmes » lui dit Haydn vers 17932), son art s’est exprimé à travers différents genres musicaux, et bien que sa musique symphonique soit la principale source de sa popularité, il a eu un impact également considérable dans l’écriture pianistique et dans la musique de chambre.(Sonate au clair de Lune)

La vie de Beethoven a inspiré plusieurs films, entre autres :
- « Beethoven », Victorin Jasset, 1909) ;

Origins of Beethoven’s "Moonlight" Sonata (1909) Thomas Edison from Donald Sosin on Vimeo.

- « Un grand amour de Beethoven », (Abel Gance, 1936)

- « Eroica », film autrichien de 1949 par Walter Kolm-Veltée), avec Ewald Balser dans le rôle Beethoven.
- « Ludwig van B ». (Bernard Rose, 1994), avec Gary Oldman dans le rôle Beethoven.

- « Copying Beethoven » (Agnieszka Holland, 2005) met en scène le compositeur (Ed Harris) et son amour passionnel pour Anna Holtz (Diane Kruger), son assistante.

5- Fréderic Chopin

Frédéric François Chopin est un compositeur et pianiste virtuose, né le 1er mars 1810 à Żelazowa Wola (Pologne), et mort à Paris (France) le 17 octobre 1849. Après sa formation au Conservatoire de Varsovie et un début de carrière en Pologne et à Vienne, il choisit d’émigrer en France où il trouve son inspiration dans l’effervescence du monde pianistique parisien et dans le souvenir de sa patrie meurtrie. Il y rencontre George Sand, qui sera sa compagne pendant neuf ans.
Reconnu comme l’un des plus grands compositeurs de musique de la période romantique, Frédéric Chopin est aussi l’un des plus célèbres pianistes du xixe siècle. Sa musique est encore aujourd’hui l’une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension du répertoire pianistique universel. Avec Franz Liszt, il est le père de la technique moderne de son instrument et son influence est à l’origine de toute une lignée de compositeurs tels Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Sergueï Rachmaninov, Alexandre Scriabine. SON (Nocturne en Ut mineur de Chopin )

Films de fiction inspirés par Chopin :
- « Notturno der Liebe » (1919) de Carl Boese avec Conrad Veidt ;
- « La Valse de l’adieu » (1928) de Henry Roussel avec Pierre Blanchar ;
- « La Chanson du souvenir » (1945) de Charles Vidor avec Cornel Wilde (Chopin) et Merle - Oberon (George Sand). Cornel Wilde fut nommé aux Oscars pour son interprétation.

- « Mlodosc Chopina (La Jeunesse de Chopin) » de Aleksander Ford (1949) avec Czeslaw Wollejko ;

- « La Note bleue » de Andrzej Zulawski (1991) avec Janusz Olejniczak

- « Impromptu » de James Lapine (1991) avec Hugh Grant

- « Chopin . Pragnienie milosci » (2002) de Jerzy Antczak avec Piotr Adamczyk.

6- Franz Liszt

Franz Liszt est un compositeur, transcripteur et pianiste virtuose hongrois (de l’Empire d’Autriche), né à Doborján (aujourd’hui Raiding, en Autriche) le 22 octobre 1811 et mort à Bayreuth (Allemagne) le 31 juillet 1886.

Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral . « Mazeppa, la quatrièmeétude d’exécution transcendante » et le piano littéraire « les Années de pèlerinage ». Innovateur et promoteur de l’« oeuvre d’art de l’avenir » (la « musique de l’avenir » étant une invention des journalistes de l’époque) Liszt influença et soutint plusieurs figures majeures du XIXe siècle musical : Richard Wagner, Hector Berlioz, Camille Saint-Saëns, Bedrich Smetana, Edvard Grieg et Alexandre Borodine. Aussi féconde que diverse, son oeuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu’il s’agisse de l’impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dodécaphonisme sériel. SON (Rhapsodie Hongroise N° 2)

Filmographie :
- « Lola Montès », de Max Ophüls - 1955
- « Le Bal des adieux » de Charles Vidor - 1960


- « Lisztomania » de Ken Russel - 1975

7- Hector Berlioz

Hector Berlioz est un compositeur, écrivain, chef d’orchestre et critique musical français, né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris.
Reprenant, immédiatement après Beethoven, la forme symphonique initiée par Haydn, Berlioz la renouvelle en profondeur avec la musique à programme (Symphonie fantastique), SON la symphonie concertante (Harold en Italie) et la symphonie dramatique (Roméo et Juliette).

Film :
- "Symphonie fantastique" (1952) de Christian Jacque
- "La vie de Berlioz " (1983) de Jacques Trébouta

8- Richard Wagner

Wilhelm Richard Wagner (22 mai 1813 à Leipzig - 13 février 1883 à Venise) est un compositeur allemand de la période romantique, auteur de quinze opéras et drames lyriques mais aussi de plus d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques et théoriques. Il occupe une place importante dans l’histoire de la musique occidentale par l’intermédiaire de ses opéras, dont il compose en général lui-même à la fois la musique et le livret, en particulier Tristan und Isolde, considéré comme le point de départ des principales avancées que connaîtra la musique au xxe siècle et L’Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et trois journées, dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l’époque pour aller, selon ses propres termes, vers un "art total" : spectacle complet, mélodie continue et emploi du leitmotiv.

Films sur ou inspirés par Richard Wagner :
- 1913 : « Richard Wagner », film muet allemand de Carl Froelich
.

- 1956 : «  Feu magique ou Wagner et les Femmes (Magic fire)  », film américain de William Dieterle. Les arrangements musicaux sont d’Erich Wolfgang Korngold, qui interprète dans le film le rôle du chef d’orchestre Hans Richter.


- 1972 : « Ludwig : Requiem pour un roi vierge (Ludwig - Requiem für einen jungfräulichen König) » de Hans-Jürgen Syberberg.

- 1972 : « Ludwig ou le Crépuscule des dieux (Ludwig) », film franco-germano-italien de Luchino Visconti. Wagner, interprété par Trevor Howard, y fait jouer la Siegfried Idyll en l’honneur de Cosima.
- 1983 : « Wagner », téléfilm américain de Tony Palmer. Vaut surtout pour la reconstitution du Ring de Bayreuth en 1876.

- 1987 : « Richard et Cosima », film franco-allemand de Peter Padzak.
- 2011 : « Celles qui aimaient Richard Wagner », film français de Jean-Louis Guillermou

9. Gustave Mahler

Gustav Mahler voit le jour le 7 juillet 1860 dans une famille juive du village de Kališt en Bohême. Ses parents, Marie et Bernhard Mahler, de milieu modeste, sont aubergistes. Ses dons musicaux sont découverts très tôt. En 1875, il est admis au conservatoire puis à l’université de Vienne, où il étudie le piano avec Julius Epstein et partage la chambre d’Hans Rott.
Plusieurs symphonie à son actif dont la Symphonie N° 1 "La Titan"

Mahler au cinéma : "Malher" un film de Ken Russel (1974) avec Robert Powell

10. George Gershwin

George Gershwin est un compositeur américain, né Jacob Gershowitz le 26 septembre 1898 à Brooklyn (New York) et mort le 11 juillet 1937 à Hollywood (Californie).
Né dans une famille juive prolétarienne originaire de Saint-Pétersbourg, totalement autodidacte, George Gershwin fait ses débuts comme pianiste d’orchestre à Broadway. Son frère, Israël dit « Ira », lyriciste, écrit la plupart des textes de ses chansons que s’arrachent bientôt Al Jolson, Fred Astaire, Ginger Rogers ou le producteur Ziegfeld. Créateur du jazz symphonique, il fait triompher ses comédies musicales. A Paris, il rencontre Maurice Ravel. SON (Un américain à Paris)

« Rhapsody in blue » (1945) d’Irving Rapper est le seul film retraçant la vie de Gershwin.

CONCLUSION

Ainsi de termine la revue des films ayant pour sujet la vie des grands compositeurs classiques. A part Amadeus ce ne furent jamais de grands succès, mais ils eurent au moins le mérite de faire connaître leurs oeuvres au grand public. Il n’y a pratiquement pas de films s’intéressant à la musique contemporaine car passé la moitié du siècle dernier, le cinéma s’est plutôt intéressé au jazz, puis au rock and roll et au blues ; pour l’heure actuelle ils s’intéressent aux chanteurs et aux musiques du monde. Mais ceci fera l’objet d’autres Café-cinémas à venir.

Documents joints

Document, Powerpoint, 30.1 Mo