Sortie cinéma du 3 avril 2013

  • Mis à jour : 5 mars 2016

Critiques tirées de Télérama et autres magazines dont Allociné

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

-  "Effets secondaires" de Steven Soderbegh - Avec Rooney Mara, Jude Law, Catherine Zeta-Jones - Policier , Drame, Thriller - Américain

Note de la presse : 3.7/5
Note des spectateurs : 3.7/5

Critique : (Première) : Ce serait donc le dernier film sur grand écran de Steven Soderbergh, qui a annoncé son intention d’arrêter. Disons-le d’emblée : Effets secondaires n’est pas un bouquet final. Dans le registre, ce film est un pur produit Soderbergh, à la fois générique et labellisé par ses gimmicks. Esthétiquement, on y retrouve sa manie des filtres (du bleu ici pour transformer les rues de Manhattan en surface froide). Même si le procédé n’est pas innovant, la glaciation formelle, qui s’exprime aussi dans la géométrie des plans, reflète avec élégance le retranchement psychique de l’héroïne. S’il faut chercher un couac, ce serait le scénario, qui vient en partie gâcher les succès de la mise en scène. Comme souvent chez Soderbergh, le fait sociologique (notre dépendance aux médicaments) n’st que prétexte à un thriller alambiqué. Si le film reste séduisant malgré cette fausse promesse, c’est grâce à Rooney Mara et à Jude Law, brillants de bout en bout.

Synopsis : Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise.

-  "Free Angela" de Shola Lynch - Avec Angela Davis, Eisa Davis - Documentaire- Français , américain

Critique (Première) : En 1970, Angela Davis est accusée de complicité de prise d’otages et de meurtre. Noire, communiste, féministe, militante radicale, son incarcération déclenche un formidable mouvement de solidarité internationale. Finalement acquittée, elle devient l’icône absolue du combat pour toutes les égalités. Classique mais composé d’images d’archives rares, ce documentaire restitue parfaitement le contexte et l’époque. Un montage d’interviews contemporaines complète ce portrait d’une femme et d’une lutte toujours vivantes.

Note de la presse : 3.6/5
Note des spectateurs : 3.5/5

Synopsis : Free Angela raconte l’histoire d’une jeune professeure de philosophie, née en Alabama, issue d’une famille d’intellectuels afro-américains, politiquement engagée. Durant sa jeunesse, Angela Davis est profondément marquée par son expérience du racisme, des humiliations de la ségrégation raciale et du climat de violence qui règne autour d’elle.
Féministe, communiste, militante du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, proche du parti des Black Panthers, Angela Davis s’investit dans le comité de soutien aux Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés d’avoir assassiné un gardien de prison en représailles au meurtre d’un de leur codétenu.
Accusée en 1970 d’avoir organisé une tentative d’évasion et une prise d’otage qui se soldera par la mort d’un juge californien et de 4 détenus, Angela devient la femme la plus recherchée des Etats-Unis. Arrêtée, emprisonnée, jugée, condamnée à mort, elle sera libérée faute de preuve et sous la pression des comités de soutien internationaux dont le slogan est FREE ANGELA ! Devenue un symbole de la lutte contre toutes les formes d’oppression : raciale, politique, sociale et sexuelle, Angela Davis incarne, dans les années 70, le « Power to People ». Avec sa coupe de cheveux « boule » et sa superbe silhouette elle lancera, malgré elle, la mode « afro », reprise à cette époque par des millions de jeunes gens.
Quarante ans plus tard, à l’occasion de l’anniversaire de l’acquittement d’ngela Davis, Shola Lynch, avec Free Angela, revient sur cette période cruciale de la deuxième partie du XXe siècle. Toujours engagée, militante abolitionniste, l’icône Angela continue le combat.

-  "Inch Allah" de Anaïs Barbeau-Lavalette - Avec Evelyne Brochu, Sabrina Ouazani, Sivan Levy - Drame - Canadien , français

Critique (Première) : Documentariste, Anaïs Barbeau-Lavalette insuffle à ce drame une touche réaliste. Si la forme brute, caméra au poing, reste un peu convenue, le film trouve son souffle romanesque grâce à un beau casting féminin (notamment la volcanique Sabrina Ouazani) et à quelques jolies trouées poétiques au milieu des décombres.

Note de la presse : 2.5/5
Note des spectateurs : 3.1/5

Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d’amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël. A leur contact, Chloé va progressivement remettre ses repères en question. Certains voyages font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.

-  " Jaures" de Vincent Dieutre - Avec Eva Truffaut, Vincent Dieutre - Documentaire - Français

Note de la presse :
Note des spectateurs : 3.2/5

Synopsis : Elle est venue voir.Je n’ai aucune photo de Simon à lui montrer, aucune trace que ces plans volés, pris des fenêtres de chez lui, du côté du métro Jaurès : le canal, les voitures, la vie de quartier et cette poignée de réfugiés afghans confinés sous la voûte Lafayette.
Alors, Elle visionne avec moi, Elle m’interroge, nous voyons défiler les saisons de cette dernière année de ma vie avec Simon, les derniers mois du combat harassant des réfugiés pour trouver une place ici, à Paris. Bien sûr, tout est fini, campement et histoire d’amour, mais Elle et moi savons désormais que, l’air de rien, le monde entier en a été légèrement transformé.

-  "La maison de la radio" de Nicolas Philibert - Documentaire - Français

Critique (Première) : Un son, puis deux, puis trois, puis une vingtaine se superposent tel un mille-feuille audio. Le prologue de La Maison de la radio pose la problématique de ce documentaire qui cherche à rendre visible l’invisible (les visages derrière les voix, le dévouement des chroniqueurs, les contingences techniques) et à rendre compte du rôle de cette vénérable institution, vouée à la propagation de la culture avec un grand C. Au-delà du passionnant travail de démystification (solennité contrariée des lectures de grands textes, enregistrement fastidieux de gouttes de pluie, interview in extenso flirtant avec l’absurde d’un « chasseur d’orages »...), le film vaut pour l’aspect « polyphonique » créé par le montage, dont Philibert maîtrise la grammaire comme personne. En découlent une fluidité et une musicalité qui font de La Maison de la radio un objet avant tout plastique ainsi qu’une déclaration d’amour sans équivoque excluant tout discours militant. Mission accomplie : sitôt la projection terminée, on a envie de tourner le bouton pour écouter l’une des stations du groupe.

Note de la presse : 4.1/5
Note des spectateurs : 3.2/5

Synopsis : Une plongée au corur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’ un média dont la matière même, le son, demeure invisible.

-  "Perfect Mothers" de Anne Fontaine - Avec Naomi Watts, Robin Wright, Xavier Samuel - Drame - France Australie.

Critique (Première) : L’histoire de deux amies d’enfance qui couchent chacune avec le fils de l’autre. Le genre de sujet scabreux pour lequel on attendait un traitement audacieux de la part de la réalisatrice de "Nettoyage à sec", qui a au contraire choisi la prudence, le film ne s’écartant jamais du chemin que la morale impose. Les sujets évidents (réflexions sur la vieillesse, sur le caractère incestueux de la situation) sont évacués, au profit d’une intrigue de roman de gare sans enjeux.

Note de la presse : 3.0/5
Note des spectateurs : 3.3/5

Synopsis : Inséparables depuis le premier âge, Lil et Roz vivent en parfaite osmose avec leurs deux enfants, deux jeunes garçons à la grâce singulière et qui semblent des prolongements d’elles-mêmes. Les maris sont absents. Inexplicablement, et pourtant comme à l’évidence, chaque femme se rapproche du fils de l’autre, nouant avec lui une relation passionnelle.
A l’abri des regards, dans un Eden balnéaire presque surnaturel, le quatuor va vivre une histoire hors norme jusqu’à ce que l’âge vienne mettre un terme au désordre. En apparence, du moins...

-  "Une jeunesse amoureuse" de François Caillat - Avec François Caillat - Documentaire - Français

Note de la presse : 3.3/5
Note des spectateurs :

Synopsis : Récit d’une éducation sentimentale à corur et corps perdus dans le Paris des années 1970 : celle du narrateur qui vécut là pendant quinze ans les découvertes et excès de sa jeunesse. Une histoire intime autant que l’aventure d’une génération. Un film sur la difficulté d’aimer.

Entremêlant des lieux, des images de jeunes femmes et des fragments de lettres, le film construit une géographie amoureuse de Paris. En contrepoint, des photos et films super-8 tournés lors de voyages aux Eats-Unis dans la contre-culture et au Chili sous la dictature militaire, rappellent ce que fut cette époque.

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation 3/5

-  "11.6" de Philippe Godeau - Avec François Cluzet, Bouli Lanners, Corinne Masiero, Johan Libéreau - Thriller - France

Critique (Première) : Tout le monde a entendu parler de l’affaire Musulin qui, en 2009, défraya la chronique. Pourquoi s’est-il rendu (il purge actuellement sa peine) ? Que sont devenus les deux millions et demi d’euros manquant au butin initial, qui s’élevait à 11,6 millions . A ces questions, le deuxième film de Philippe Godeau n’apporte pas de réponses. Plus encore que Nicole Garcia (L’Adversaire) ou Xavier Giannoli ( l’origine),le cinéaste reste allusif, laissant au spectateur le soin de recoller les morceaux de la psyché insondable du personnage principal, au demeurant assez antipathique. Cette absence de point de vue, renforcée par quelques zones d’ombres gênantes, concourt à rendre la démarche inaboutie alors qu’elle présentait de sérieux atouts : un casting éblouissant dominé par François Cluzet, une mise en scène stylée et inspirée enfin, une réflexion sociétale aux profondes résonances.

Note de la presse : 2.9/5

Note des spectateurs : 3.1/5

Synopsis : Toni Musulin est convoyeur de fonds depuis dix ans. Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, il appuie doucement sur l’accélérateur de son fourgon blindé. à l’arrière de son véhicule, 11.6 millions d’euros.

-  "Berberian Sound Studio" de Peter Strickland - Avec Toby Jones, Cosimo Fusco, Eugenia Caruso - Epouvante Horreur - Britannique.

Critique (Première) : Un ingénieur du son mixe un film d’horreur dans un studio de postproduction sordide en Italie. Berberian Sound Studio, ce cousin british du mal aimé Amer (Cattet et Forzani), se pose lui aussi comme un drôle d’objet arty, techniquement stupéfiant, plein de lubies sensorielles vertigineuses et enrobé dans une splendide imagerie giallo. Le problème c’est qu’une fois passé le choc esthétique du début, le manque total d’incarnation du récit, pourtant assez intrigant, tire lentement le film vers le bas.

Note de la presse : 3.9/5

Note des spectateurs : 2.7/5

Synopsis : 1976 : Berberian Sound Studio est l’un des studios de postproduction les moins chers et les plus miteux d’Italie. Seuls les films d’horreur les plus sordides y font appel pour le montage et le mixage de leur bande sonore. Gilderoy, un ingénieur du son naïf et introverti tout droit débarqué d’Angleterre, est chargé d’orchestrer le mixage du dernier film de Santini, le maestro de l’horreur. Laissant derrière lui l’atmosphère bon enfant du documentaire britannique, Gilderoy se retrouve plongé dans l’univers inconnu des films d’exploitation, pris dans un milieu hostile, entre actrices grinçantes, techniciens capricieux et bureaucrates récalcitrants. A mesure que les actrices se succèdent pour enregistrer une litanie de hurlements stridents, et que d’innocents légumes périssent sous les coups répétés de couteaux et de machettes destinés aux bruitages, Gilderoy doit affronter ses propres démons afin de ne pas sombrer.

-  "Dead man Down" de Niels Arden Oplev - Avec Colin Farrell, Noomi Rapace, Terrence Howard - Thriller , action - Américain

Critique (New Days) : Ce mélange de pessimisme Scandinave et de foutaises Hollywoodiennes ne prend jamais forme.

Note de la presse : 2.0/5
Note des spectateurs : 3.3/5

Synopsis : Victor est le bras droit d’ ?Alphonse, un caïd new-yorkais. Quelqu’un s’en prend à leur gang, dont les hommes sont abattus les uns après les autres, et l’assassin multiplie les messages de menace. Espérant s’attirer les faveurs d’Alphonse, Darcy, un ami de Victor, se lance sur les traces du tueur. Lorsque Victor fait la connaissance de Béatrice, une Française qui vit avec sa mère, Valentine, il est tout de suite attiré. Il va vite découvrir qu’elle n’est pas ce qu’elle prétend. Béatrice est une victime qui cherche à se venger et pour cela, elle a besoin de l’aide de Victor. Mais Béatrice va elle aussi se rendre compte que Victor n’est pas exactement ce qu’il avait dit. Lui aussi a un compte à régler.Ces deux êtres assoiffés de vengeance vont mettre au point un plan qui n’épargnera personne.

-  "Ill Manors " de Ben Drew - Avec Riz Ahmed, Ed Skrein, Natalie Press - Drame , Policier - Britannique

Critique (Première) : Rappeur remarqué en Angleterre (sous le pseudo de Plan B), acteur à ses heures (notamment dans Harry Brown, de Daniel Barber), Ben Drew semble avoir trouvé sa vocation à en juger par ce premier long bourré ’ambition. Celle d’un conteur multimédia qui maîtrise toute la chaîne de création il a écrit, réalisé et mis en musique ce Ill Manors pour sonder une réalité qu’il connaît trop bien : la vie et les combines dans le quartier de Forest Gate, où le film a été tourné. Chaque image transpire l’authenticité, et l’assurance avec laquelle Drew, 29 ans, dissèque le cycle de la violence qui gangrène les banlieues de Londres le pose comme un alter ego inspiré du John Singleton de Boyz’n the Hood. Ill Manors a parfois les yeux plus gros que la caméra et aurait gagné à être délesté de plusieurs sous-intrigues, mais il révèle un cinéaste à l’avenir autrement plus radieux que celui de ses personnages.

Note de la presse : 4.0/5

Note des spectateurs : 3.3/5

Synopsis : Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

Kirby, ex dealer, vient de sortir de prison, Ed est une tête brûlée, Michelle, une prostituée sous surveillance et le jeune Jack, se trouve empêtré au sein d’un gang local. Chris est déterminé à se venger et Katya cherche désespérément à fuir ce trouble voisinage. Sans oublier Aaron, notre protagoniste, qui essaie juste d’être un type bien...

-  "Kinshasa Kids" de Marc-Henri Wajnberg - Avec Emmanuel Fakoko, Gabi Bolenge, Gauthier Kiloko - Drame - Belge , français

Note de la presse : 3.7/5
Note des spectateurs : 3.4/5

Synopsis : Kinshasa, Congo. Huit enfants des rues, considérés comme sorciers par leurs familles, montent un groupe de musique pour déjouer le sort et reprendre le contrôle de leurs vies. Aidés par Bebson, musicien allumé qui s’improvise manager, ils feront vibrer la ville !

-  "Quartet" de Dustin Hoffman - Avec Maggie Smith, Tom Courtenay, Billy Connolly- Comédie , Drame - Britannique

Note de la presse : 3.0/5

Note des spectateurs : 3.5/5

Critique (Première) : A 76 ans, Dustin Hoffman s’est donc décidé à entamer une carrière de metteur en scène. Son premier long a d’ailleurs tous les tics du film d’acteur : on sent qu’il s’est beaucoup reposé sur son chef opérateur (le cachet « aristo » de l’ensemble doit beaucoup à sa photo clinquante) et qu’il a envisagé cette adaptation d’une pièce de Ronald Harwood comme un écrin pour ses comédiens. Maggie Smith, Billy Connolly, Michael Gambon..., la crème de la fiction british cabotine allégrement dans cette fable « mélancomique » destinée à être savourée à l’heure du thé, une boîte d’After Eight à portée de main. Mais Quartet se regarde surtout comme un autoportrait de son réalisateur (Hoffman a l’âge de ses personnages), le manifeste d’un vieux clown amoureux de son art qui voudrait mourir sur scène. Vu comme ça, forcément, c’est un peu émouvant.

Synopsis : A Beecham House, paisible pension au coeur de la campagne anglaise qui accueille des musiciens et chanteurs d’opéra à la retraite, le bruit court qu’une nouvelle pensionnaire arriverait sous peu. Et ce serait une diva ! Pour Reginald, Wilfred et Cissy, le choc est grand lorsqu’ils voient débarquer l’impétueuse Jean Horton, avec laquelle ils triomphaient sur les scènes internationales des années auparavant. L’ambition de Jean et son ego démesuré avaient alors ruiné leur amitié et mis un terme au mariage qui la liait à Reginald. Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en oeuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.

TELERAMA N’ AIME PAS MAIS CE N’EST PAS NE RAISON POUR LE VOIR

Cotation 2/5

-  "Amours & Turbulences" de Alexandre Castagnetti - Avec Ludivine Sagnier, Nicolas Bedos, Jonathan Cohen - Romance, Comédie - Français.

Note de la presse : 2.6/5
Note des spectateurs : 3.4/5

Critique (Première) :
Il faut un moment avant d’oublier que le scénario rame un peu afin d’imposer son dispositif fondé sur des va-et-vient chronologiques et une certaine indulgence pour rire à cette comédie dont l’impact humoristique est amorti par la volonté d’être prioritairement romantique. Mais une fois la mécanique enclenchée, il se passe vraiment quelque chose. Contrairement à l’écrasante majorité de ses confrères réalisateurs pour qui le genre est synonyme de service visuel minimum, Alexandre Castagnetti fait d’abord preuve (un peu comme James Huth) d’un désir d’images et de spectacle souvent payant, notamment lors des séquences de transition, truffées d’élégantes trouvailles. Ensuite, fait aussi inattendu, c’est lorsqu’il s’aventure sur le terrain de la sensibilité que le film marque ses meilleurs points. Grâce soit rendue à Nicolas Bedos, qui tombe enfin le masque pour révéler des failles, des contradictions et des élans aussi touchants que prometteurs.

Synopsis : Alors qu’un avion la ramène de New-York à Paris où elle s’apprête à se marier, la belle Julie se retrouve assise à côté d’Antoine, un séduisant débauché qu’elle a aimé 3 ans plus tôt. Elle va tout faire pour l’éviter alors qu’il compte sur ces 7 h de vol pour la reconquérir ! L’occasion pour nous de voyager dans le passé et de revivre leur rencontre, leur amour, leur rupture, autant de scènes rocambolesques, romantiques et corrosives qui vont faire de ce voyage le plus bouleversant de leur vie.

-  "La Venta del Paraiso" de Emilio Ruiz Barrachina - Avec Ana Claudia Talancon, William Miller, Juanjo Puigcorbé - Comédie , Drame - Espagnol

Note de la presse : 2.0/5
Note des spectateurs :

Synopsis : Aura María, une jeune fille mexicaine quitte sa famille pour une promesse de travail à Madrid. Mais dès son arrivée elle va être confrontée à une réalité inhumaine loin du paradis rêvé. Son chemin croise celui de El Paisa qui va l’emmener à la pension de Doña Pura, refuge de déshérités de la société et de marginaux qui payent leur hébergement et nourriture en participant à la ligne de téléphone rose se trouvant dans la pension. Grâce à ce lieu, Aura María va connaitre des personnes comme Oswaldo, chef d’orchestre frustré, accordeur de pianos, ou Olivetti, qui se travestit en femme tout en se considérant homme pour surmonter une douleur passée.

TELERAMA N’ A PAS DONNE D’AVIS, A VOUS DE JUGER

-  "Men of the bridge" de Aslı Azge - Avec Fikret Portakal, Murat Tokgöz, Umut İlker- Drame - Turc , allemand , néerlandais

Synopsis : Fikret, Umut et Murat se côtoient sans se connaître sur le pont qui enjambe le Bosphore tous les jours à l’heure de pointe, comme des millions d’autres Istanbuliotes, et luttent pour parvenir à accomplir leurs aspirations dans cette métropole. L’histoire est basée sur la vie des personnages qui jouent leurs propres rôles, sur les lieux d’origine.

-  "3" - réalisé en 2012 par Pablo Stoll Ward - Avec Néstor Guzzini , Matías Ganz , Carolina Centurión - Drame

Synopsis : Ana, une adolescente aventureuse vit les moments décisifs de sa vie. Sa mère, Graciela, semble elle aussi à un tournant. Pour Rodolfo, le père d’Ana et l’ex-mari de Graciela, la vie à la maison, celle de sa deuxième épouse, semble vide et froide, comme s’il n’y avait pas sa place. Discrètement, il va chercher à reprendre sa place auprès d’elles, après s’en être éloigné pendant dix ans. « 3 » est une comédie centrée sur trois personnes condamnées au même et absurde destin : être une famille.

-  "Le Diable n’existe pas" réalisé par Marc-Henri Wajnberg

Synopsis : Huit enfants des rues à Kinshasa, considérés comme sorciers, montent un groupe de rap pour déjouer leur sort.