bandeau 1 bandeau 2 bandeau 3 bandeau 4 bandeau 5

Cultures & Cinémas

Vous êtes ici : Accueil > EVENEMENTS CINEMA > Les sorties > Sorties 2013 > Sorties cinéma du 20 février 2013

Sorties cinéma du 20 février 2013

  • Mis à jour : 5 mars 2016

Critiques tirées de Télérama et autres magazines dont Allociné

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

- "SYNGUE SABOUR, PIERRE DE PATIENCE" de Atiq Rahimi - avec Golshifteh Farahani, Hamidreza Javdan, Hassina Burgan - Drame Guerre - 1h42 - France - Allemagne - Afghan

ACTUELLEMENT A GENEVE

Critique : La situation, tragique, ne suscite pas, curieusement, de sensation d’urgence. Au contraire. Dans ce captivant huis clos tiré du prix Goncourt 2008, que son auteur, Atiq Rahimi, adapte lui-même (avec Jean-Claude Carrière pour coscénariste), tout est fait pour favoriser la patience. Pour passer du livre à l’écran, pour que s’incarne le monologue si riche de cette femme courageuse, il fallait une comédienne à la fois théâtrale et cinégénique.

Note de la presse : 3.5/5

Note du public :

Synopsis : Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville ; les combattants sont à leur porte. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l’autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l’amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes... Jusqu’à ses secrets inavouables. L’homme gisant devient alors, malgré lui, sa "syngué sabour", sa pierre de patience - cette pierre magique que l’on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances... Jusqu’à ce qu’elle éclate !

- "LES CHEVAUX DE DIEU" de Nabil Ayouch avec Abdelhakim Rachid, Abdelilah Rachid, Hamza Souideq - Drame - 1h55 - Maroc - France Belgique.

Critique : Il y aura dix ans, le 16 mai prochain, que des attentats terroristes frappaient le coeur de Casablanca. Depuis on a tout entendu sur l’islam radical. En revenant sur ces événements, Les Chevaux de Dieu apporte du nouveau. C’est le portrait d’une bande de gosses vivant dans le bidonville de Sidi Moumen, d’où venaient les kamikazes de 2003. Ils jouent au foot, rêvent d’ailleurs et d’amour, et on est avec eux tout de suite. Dans une proximité étonnante. Eclairante aussi.
Frédéric Strauss

Note de la presse : 3,5/5

Note du public :

Synopsis : Yachine, 10 ans, et Hamid, petit caïd de 13 ans, vivent dans le bidonville de Sidi Moumen à Casablanca. Leur mère dirige comme elle peut toute la famille. Adolescent, Hamid va se retrouver en prison, Yachine enchaîne alors les petits boulots pour sortir de ce marasme où règnent violence, misère et drogue. A sa sortie de prison, Hamid a changé. Devenu islamiste radical pendant son incarcération il persuade Yachine et ses amis de rejoindre leurs ’frères’. L’imam entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs.

- LA DEMORA_ LE RETARD de Rodrigo PLa avec Roxana Blanco, Carlos Vallarino, Julieta Gentile- Drame -1h24 - Uruguay - Mexique - France

Critique : Quand une mère courage finit par craquer... María, la quarantaine fatiguée, est une ouvrière du textile, payée à la pièce, et au lance-pierre. Elle vit, ou plutôt survit, dans un modeste deux-pièces de Montevideo où se serrent ses trois enfants et son père retraité. Agustin a 80 ans et la mémoire qui flanche : il ne peut plus rester seul. María tente de concilier vaille que vaille ses rôles de soutien de famille, d’éducatrice et d’aide-soignante. Jusqu’au jour où, à bout de nerfs, elle demande à Agustin de l’attendre dans un jardin le temps d’une course... et prend la fuite.
Samuel Douhaire

Note de la presse : 3.3/5

Note du public :

Synopsis : Dans son petit appartement, Maria s’occupe seule de ses trois jeunes enfants et de son père Agustin qui perd peu à peu la mémoire. Elle est dépassée, d’autant plus qu’elle travaille chez elle pour une entreprise textile contre une rétribution médiocre. Le jour où l’on refuse à Augustin son entrée en maison de retraite, Maria sombre...

- 5 CAMERAS BRISEES de Emad Burnat et Guy Davidi - Documentaire - 1h30- Israel - Palestine - France

Critique : Cinq ans durant, Emad Burnat, petit paysan de Cisjordanie, a filmé la lutte pacifique de son village contre l’édification d’un mur de séparation par les Israéliens. Censé protéger les colons de toute infiltration terroriste, ce mur spolie surtout Bil’in de la moitié de ses terres. Manifestations, mobilisation des délégations européenne et israélienne, riposte violente de Tsahal face à des gamins armés de pierres : la caméra capte ce qu’on n’a pas l’habitude de voir, qui se passe d’ordinaire en toute impunité, quand les journalistes sont partis. Diffusé en octobre dans un format resserré (52 mn) sur France 5, le film, dans sa version longue, est nommé aux Oscars 2013. Entrelacs de scènes collectives et intimes, cette chronique à la première personne nous propulse en quasi-immersion et donne à comprendre la permanence du harcèlement, l’usure face à la répression, la banalité de l’arbitraire, la « construction » de la rage. C’est aussi une réflexion sur la transmission entre adultes et enfants parasitée par la brutalité, et un appel à briser le cercle vicieux. ’ Marie Cailletet

Note de la presse : 4.2/5

Note du public :

Synopsis : Emad, paysan, vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un « mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil’n s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’ ?un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin.

- ELEFANT BLANCO de Pablo Tropero

VU AU FESTIVAL FILMAR en 2012
Critique : L’« Elefante blanco » du titre n’est pas un animal, mais le sobriquet d’un monstre de béton et de ferraille rouillée. Cette gigantesque ruine d’hôpital public surplombe le bidonville de la Vierge, dans la banlieue de Buenos Aires. Là, quelques prêtres et une poignée de bénévoles affrontent la misère, l’insalubrité, la violence, les narcotrafiquants. Et leurs propres doutes... Une version périurbaine de l’enfer, que le réalisateur filme entre documentaire et ferveur romanesque. Ce mélange singulier fait ’le temps d’un travelling virtuose dans le dédale des baraquements coexister le suspense et l’émotion. Fantôme d’un rêve de solidarité, l’Elefante blanco symbolise ce film dont les héros sont fatigués. Ricardo Darín (Dans ses yeux) et Jérémie Renier sont des hommes de foi, plus au sens politique que religieux : toujours désireux de changer le monde, ici et maintenant. L’un est sage et secret, l’autre blessé et impulsif, mais tous deux partagent la même huma­nité et se heurtent aux mêmes murs... Cécile Mury

Note de la presse :
Note du public :

Synopsis : Le "bidonville de la Vierge" dans la banlieue de Buenos Aires. Julián et Nicolas, deux prêtres et amis de longue date, oeuvrent pour aider la population. Julián se sert de ses relations politiques pour superviser la construction d’un hôpital. Nicolas le rejoint après l’échec d’un projet qu’il menait dans la jungle, où des forces paramilitaires ont assassiné les habitants. Profondément choqué, il trouve un peu de réconfort auprès de Luciana, une jeune assistante sociale, athée et séduisante. Alors que la foi de Nicolas s’ébranle, les tensions et la violence entre les cartels dans le bidonville augmentent. Quand le ministère ordonne l’arrêt des travaux pour l’hôpital, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres.

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation 3/5

- "DIE HARD : BELLE JOURNEE POUR MOURIR" de John Moore avec Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch - Action-1h36- Américain

Critique : Les héros (de notre jeunesse) sont fatigués. Dans Skyfall, James Bond ne tirait plus droit. Et voilà que John McClane, le flic new-yorkais qui mettait du terroriste au menu de ses réveillons de Noël (Piège de cristal, 1988, et ses trois suites) en vient également à compter ses points retraite. Mais avant de remiser son débardeur au vestiaire du NYPD, McClane tente de recoller les morceaux d’une vie de famille décomposée par vingt-cinq ans d’absence du foyer. Dans l’épisode 4, il se réconciliait avec sa fille en la sauvant d’un kidnapping. Il se rend cette fois à Moscou dans l’espoir de renouer avec son fils, perdu de vue depuis des lustres. Jérémie Couston

Note de la presse : 1.5/5
Note du public :

Synopsis : John McClane, le flic sans état d’âme, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.

- "LORE" de Cate Shortland avec Saskia Rosendahl, Kai Malina, Ursina Lardi - Drame, Thriller, Guerre - 1h48 - Britannique - Australien - Allemand

Critique :
Après un début prometteur, qui joue sur le contraste entre le climat de fin du monde et le décor verdoyant où les fuyards se réfugient, le film se disperse. A vouloir embrasser trop de sujets : la haine en héritage, la culpabilité collective, mais aussi la naissance de la sexualité, la réalisatrice se perd dans un curieux mélange des genres. Voir cette scène particulièrement maladroite où Lore, censée être affamée et aux abois, s’offre à un vieux paysan pour attiser la jalousie de Thomas. Quant aux flous et décadrages exprimant la confusion de la jeune fille face à un monde dont elle n’a plus les clefs, ils trahissent une certaine naïveté. Ces défauts ne viennent pourtant pas à bout de l’atout maître du film : la jeune actrice Saskia Rosendahl, troublant alliage d’arrogance et de panique. Mathilde Blottière

Note de la presse : 2.8/5

Note du public :

Synopsis : En 1945, à la fin de la guerre, Lore une jeune adolescente, fille d’un haut dignitaire nazi, traverse l’Allemagne avec ses frères et soeurs. Livrés à eux-mêmes, au milieu du chaos, ils rencontrent Thomas, un jeune rescapé juif. Pour survivre, Lore doit faire confiance à celui qu’elle a toujours appris à haïr’.

- "PINOCCHIO" de Enzo D’Alo avec Gabriele Caprio, Mino Caprio, Rocco Papaelo-
Genre : Animation , Fantastique -1h20 - Français , belge , italien , luxembourgeois

Critique : Pour goûter la nouvelle adaptation animée des aventures du pantin menteur, oubliez la version Disney et son imagerie de jouet un peu trop lisse. Ce nouveau Pinocchio se chauffe d’un bois plus authentique : le garnement fait les quatre cents coups avec la grâce et l’ironie d’un vrai Arlequin, et son vieux Gepetto a rarement paru aussi tendre. Surtout, Lorenzo Mattotti, peintre et illustrateur, s’est chargé d’offrir de beaux décors aux aventures bien connues (l’île aux jouets, la baleine...) : collines piquées de cyprès, roussies par la lumière du soir, villes aux toits cramoisis, escaliers tortueux... Une balade picturale dans une Italie rêvée, entre cirque et commedia dell’arte, qui pourrait plaire encore plus aux parents esthètes qu’à leurs enfants.’Cécile Mury

Note de la presse : 2.8/5

Note du public :

Synopsis : Geppetto, un pauvre menuisier italien, fabrique dans un morceau de bois un pantin qui pleure, rit et parle comme un enfant, une marionnette qu’il nomme Pinocchio et qu’il aime comme le fils qu’il n’a pas eu. Désobéissant et volontiers menteur, Pinocchio va se trouver entraîné dans de nombreuses aventures : il rencontrera Mangefeu, le montreur de marionnettes, le Chat et la Renarde qui se révéleront ne pas être les bons amis qu’ils prétendent, il partira au Pays des Jouets, un endroit merveilleux où l’école n’existe pas... Car ce petit pantin a horreur du travail, se moque des bons conseils et adore faire des bêtises. Heureusement la Fée aux cheveux bleus veille sur lui.

- "DES ABEILLES ET DES HOMMES" de Markus Imhoof avec Charles Berling (voix)-documentaire - 1h28 - Autriche - Allemagne - Swazi

Critique : Ce lien entre les abeilles et les hommes n’est plus seulement scruté par des spécialistes ou des passionnés, mais par des citoyens attentifs aux enjeux de la biodiversité. Markus Imhoof se fait leur porte-parole à tous, sans dramatiser à outrance la question du mal nouveau, et en partie mystérieux, qui frappe l’apiculture. Comme le dit un businessman qui loue ses ruches à prix d’or à des propriétaires d’amandiers à travers les Etats-Unis : « Avant, quand les abeilles mouraient, c’était comme un décès dans la famille ; maintenant, c’est simplement les risques du métier. » Tout en pointant la folie d’un monde qui se fait à tout, pourvu que l’argent rentre, ce documentaire aide à comprendre quelle évolution est possible, et comment le cycle vital pourra se perpétuer. ’Frédéric Strauss

Note de la presse : 3.5/5
Note du public : /5

Synopsis : Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie. Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes. Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

- CHIMPANZES de Mark Linfild et Alastair Fothergill - Documentaire - 1h17 - Américain - Tanzanien

Critique : Ce documentaire produit par Disney Nature, la branche « bio » du géant américain du divertissement, a les mêmes défauts et les mêmes qualités que le précédent, Félins, sorti en 2011. Le commentaire et le montage forcent à nouveau sur l’anthropomorphisme : était-il indispensable de donner un petit nom au « héros » du film, adorable boule de poils récemment née au sein de son groupe de congénères, dans une forêt de Côte d’Ivoire ? Ou de scénariser, façon Livre de la jungle, ses apprentissages et ses malheurs ? Sans doute les réalisateurs estiment-ils que le spectacle de la vie sauvage est plus digeste avec un peu de sirop... Heureusement, les images sont fortes, superbes. Patiemment recueillies par une équipe de baroudeurs passionnés, les séquences de la vie quotidienne chez les chimpanzés querelles de territoire et de pouvoir, dégustation de fruits et fourmis, voltige dans les branches se suffisent à elles-mêmes. Cécile Mury

Note de la presse : 3.0/5

Note du public : /5

Synopsis : Dans une forêt d’Afrique équatoriale, Oscar, un bébé chimpanzé, découvre la vie. Elevé par sa mère, au milieu de son clan, il apprend l’usage des outils, part à la recherche de la nourriture, et explore la nature alentour. Avec lui, nous découvrons les relations sociales entre ces grands singes, si proches de l� ??homme. Le groupe, dirigé par Freddy, l’alpha mâle expérimenté, s’aventure sur les terres du clan voisin pour trouver les fruits essentiels à sa survie. Mais ces incursions sont périlleuses et entraine des guerres fratricides. Au cours de l� ??une d’entre elles, la mère d’Oscar est portée disparue. Oscar est désormais seul, et condamné. Son seul espoir : trouver une famille d’adoption.

- LA VRAI VIE DES PROFS de Emmanuel Klotz, Albert Pereira Lazaro - Avec Emir Seghir, Sami Bouzid, Maëva Arnoux - Comédie - 1h40 - France

Critique : A Hollywood, on fouille les poubelles des stars pour y ramasser des scoops. A Marseille, ce sont les poubelles des profs que détournent quelques loustics pour alimenter un site Internet plein d’infos exclusives... Une idée marrante qu’on doit à l’écrivain Alexandre Jardin, apparemment inspiré par ses visites aux collégiens de France dans le cadre du programme Lire et faire lire. Les héros de La Vraie Vie des profs sont d’ailleurs censés écrire pour le très gentil Journal du collège, avant de se faire paparazzi des bennes à ordures. La curiosité (un vilain défaut, c’est bien connu) menace d’en faire de vrais charognards, capables de jeter en pâture l’homosexualité d’un prof, typé « petite chose fragile ». ’ F.S.

Note de la presse : 1.5/5

Note du public :

Synopsis : Albert et JM, deux « lascars » de 5ème, sont contraints par le directeur de rejoindre le journal de l’école avec de bons élèves - les « boloss ». C’est l’humiliation suprême ! Passé le choc des cultures, tous s’accordent sur une « pure idée » qui va faire l’effet d’une bombe : transformer le journal en un site internet consacré à la vie privée de leurs profs, un « Closer » du collège ! Avide de succès, leur chef de bande Albert est prêt à tout pour percer les secrets des adultes. Et même à fouiller leurs poubelles ! Avec JM, la jolie Sissi, Juju la fille de prof coincée et le petit Mousse, un génie de l’informatique, ils vont se lancer dans des enquêtes insolites et ébouriffantes, et plonger dans l’intimité de leurs profs.

- LES AVENTURES DE MIRIAM de Priit Tender, Riho Unt, Andres Tenusaar- Animation - 48’- Estonie

Critique : Dans le programme de courts métrages Maison sucrée, jardin salé (en novembre), on avait aimé les péripéties de Carotte, un bonhomme de neige en pâte à modeler, création du studio estonien Nukufilm. Ce même studio nous propose Les Aventures de Miriam, série de neuf courts en stop-motion (animation en volume image par image), réalisés entre 2004 et 2012. On suit, donc, les bêtises d’une gamine et de son petit frère au sein d’une famille type Boule et Bill, avec une poule gaffeuse à la place du chien. L’animation s’effectue à l’aide de marionnettes, dans une maison de poupées où le moindre tiroir a fait l’objet d’un soin particulier. Miriam y fait les quatre cents coups : partie de cache-cache qui dégénère (le rigolo Miriam plays hide and seek, 2004), inondation (le beau Miriam and the flood, 2006), dégâts sur les murs (le poétique Miriam’s Colors, 2008). Le meilleur épisode (Miriam’s Theatre, 2007), signé Priit Tender, est une brillante mise en abyme, avec un théâtre de marionnettes chez les marionnettes, avec une représentation du Petit Chaperon rouge. Les petits y verront un conte naïf. Les grands, une métaphore plus sexuelle : le papa, déguisé en loup, essayant d’attraper la maman ! ’ N.Di.

Note de la presse :
Note du public :

Synopsis : Un programme de neuf courts métrages d’animation estoniens pour les tout-petits réalisés avec des marionnettes. Miriam est une petite fille qui vit avec son petit-frère et se parents. Elle est comme n’importe quelle petite fille dans le monde, sauf qu’elle a une poule pour amie, et qu’elle vit des aventures extraordinaires avec elle...

- "MONSTRES... PAS SI MONSTRUEUX" de Julia Bueno, Cheng Li, Catherine Lepicard - Famille - France, Belgique

Critique : Des « monstres gentils », il y en a chez Casimir, sur L’Ile aux enfants. Il y en a, aussi, dans ce délicieux programme de courts métrages animés. Dans Citrouille et vieilles dentelles (2010), réalisé en stop-motion (animation en volume image par image), Juliette Loubières imagine un photographe de pub condescendant qui se rend dans une maison de retraite. Le malotru cherche un « petit vieux » placide pour une campagne contre les fuites urinaires. En fait, il rencontre des octogénaires excentriques inspirés des contes de Charles Perrault : un chaperon rouge paranoïaque, un prince charmant érotomane, une belle au bois dormant qui dort, forcément.

Dans Monstre sacré (2009), de Jean-Claude Rozec, ce sont les journalistes qui en prennent pour leur grade. C’est l’histoire d’un gros dinosaure vert tout gentil, rejeton du monstre du Loch Ness et de Godzilla, né parmi de vilains petits canards. Petit bijou d’animation, ce court métrage aux couleurs pop est une critique féroce du système médiatique, qui alimente et relaie la peur alors que le « monstre » est, en réalité, tout à fait inoffensif. Un peu moins politique mais tout aussi poétique, Cul-de-bouteille (2010) est un autre court de Jean-Claude Rozec, tout en nuances de gris, comme dessiné au fusain. Un gamin myope habite une ville terne et charbonneuse, qu’il sublime grâce à son imagination débordante. Hélas, on l’oblige à porter d’épaisses lunettes, et il découvre la triste réalité. Beau récit d’apprentissage. ’ N.Di.

Note de la presse : 3.0/5
Note du public :

Synopsis : Nous avons l’habitude de voir au cinéma des monstres terrifiants... Mais ils ne sont pas toujours aussi terribles ! Ce programme de cinq courts-métrages vous propose un tour d’horizon des plus terribles créatures de la planète, sous un nouveau jour rempli de tendresse et d’humour ! Avec « Citrouille et vieilles dentelles » de Juliette Loubières, « Cul de bouteille » de Jean-Claude Rozec, « Duo de volailles, sauce chasseur » de Pascale Hecquet, « Monstre sacré » de Jean-Claude Rozec et « Bye Bye Bunny » de Julia Bueno, Cheng Li, Catherine Lepicard, Inès Pagniez, Julien Roguet et Paul Torris.