Les sorties du 8 août 2012

  • Mis à jour : 21 décembre 2012

Critiques tirées de Télérama et autres magazine

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

- Les Saphirs (The Sapphires) réalisé par Wayne Blair Comédie avec Chris O’Dowd et Deborah Mailman et Jessica Mauboy et Shari Sebbens et Miranda Tapsell et Tory Kittles et Eka Darville et Lynette Narkle (1h40min)

Synopsis  : Australie, 1968, trois s ?urs aborigènes : Gail, Julie et Cynthia et leur cousine Kay, sont découvertes par Dave, musicien irlandais au caractère bien trempé, amateur de whisky et de soul music. Dave remanie le répertoire du groupe, rebaptisé "The Sapphires", et organise une tournée dans les zones de guerre du Vietnam du Sud. Dans le delta du Mékong où elles chantent pour les marines, les filles déchainent les foules, esquivent les balles et tombent amoureuses.

Critique  : L’histoire vraie d’un groupe de chanteuses "soul" aborigènes et australiennes, dans les années soixante. Un film plein d’énergie, de générosité... et de musique.

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation : 3/5

- Abraham Lincoln : chasseur de vampires réalisé par Timur Bekmambetov - Fantastique avec Benjamin Walker et Dominic Cooper et Anthony Mackie et Mary Elizabeth Winstead et Rufus Sewell et Marton Csokas et Jimmi Simpson et Joseph Mawle (1h45min)

Synopsis  : Lorsqu’Abraham Lincoln découvre que des vampires assoiffés de sang se préparent à envahir le pays, il jure de les éliminer les uns après les autres, à coups de hache. C’est alors que se révèle un chasseur hors pair, menant une guerre secrète sans précédent, avant même de devenir l’illustre figure de la guerre de Sécession

Critique : Le président Lincoln présenté comme un traqueur de goules, il fallait oser... Le bourrin russe Timur Bekmambetov prouve une fois de plus qu’il n’a peur de rien dans ce blockbuster aussi crétin que distrayant. Même si l’image en 3D est d’une rare laideur...

ACTUELLEMENT AU CINEMA VOLTAIRE

- Au cas où je n’aurais pas la Palme d’or réalisé Renaud Cohen - Comédie avec Renaud Cohen et Julie Gayet et Maurice Bénichou et Emmanuel Salinger et Frédéric Pierrot et Samir Guesmi et Bruno Todeschini et  ?ric Veniard (1h25min)

Synopsis  : Simon, un cinéaste quadragénaire, tourne plus souvent en rond que des films. Suite à un pari avec un ami comédien, il se rase les cheveux et découvre une bosse au sommet de son crâne. Inquiet, il consulte des médecins qui ne le rassurent pas. Souffre-t-il d’une maladie grave ? En a-t-il encore pour longtemps à vivre ? Dans l’angoisse de savoir ce qui l’attend, il décide de tourner rapidement ce qui sera peut-être son dernier film.

Critique  : Un réalisateur en panne d’inspiration se découvre une bosse en forme de kippa sur la tête. Il en fera le sujet de son prochain film. Renaud Cohen rend un hommage sympathique mais trop atone à ses maîtres, Moretti et Allen.

- Des jeunes gens modernes réalisé par Jérôme de Missolz

Synopsis :Un légendaire critique rock des années 70 prend possession d’une bande de jeunes noctambules. De Paris à Pékin en passant par New York, Montréal et Hong Kong, déferle alors une vague onirique à la Burroughs, où passés sensuels et futurs urbains se confondent comme les peaux d’un n ?ud de serpents dans un délire de musiques d’aujourd’hui et d’alors. Avec sa silhouette de squelette coiffée d ??une grande chapka noire, l’étrange sexagénaire se présente : 69-X-69, l’exécuteur testamentaire d’Yves Adrien, inventeur du terme punk, du novö, célèbre critique musical de l’époque du Palace et d’avant.

Critique : Documentaire (1h40min) sur un courant apparu à la fin des années 70 à Paris : musiciens ounks, créateurs de mode, graphistes, regroupés autour de cabarets à la mode, Le palace et Les Bains Douches... Plaisir d’images inédites ou oubliées.

- Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare réalisé par Lorene Scarfaria - Comédie avec Steve Carell et Keira Knightley et Melanie Lynskey et Adam Brody et Gilian Jacobs et Connie Britton et Patton Oswalt et Derek Luke (1h40min)

Synopsis : Que feriez-vous si la fin du monde arrivait dans 3 semaines ?
C ??est la question que toute l ??humanité est obligée de se poser après la découverte d ??un astéroïde se dirigeant tout droit vers notre planète. Certains continuent leur routine quotidienne, d ??autres s ??autorisent tous les excès, toutes les folies. Dodge est quant à lui nouvellement célibataire, sa femme ayant décidée que finalement, elle préférait encore affronter la fin du monde sans son mari. Il décide alors de partir à la recherche de son amour de jeunesse, qu ??il n ??a pas vu depuis 25 ans. Mais sa rencontre avec Penny risque de bouleverser tous ses plans

Critique  : Un gars (Steve Carell). Une fille (Keira Knightley). Ils se rencontrent dans le contexte le plus (mélo)dramatique qui soit : l’arrivée imminente d’un astéroïde sur Terre. Film de fin du monde paradoxalement euphorisant, à la superbe BO « classic-rock ».

- Voie rapide réalisé par Christophe Sahr - Drame avec Christa Theret et Johan Libéreau et Isabelle Candelier et Guillaume Saurrel et Elise Berthelier et Kataryna Fernandes et Catherine Javelot (1h30min)

Synopsis  : Le tuning, la vitesse, la route : c ??est toute la vie d ??Alex, 25 ans, rivé au volant de sa voiture customisée. Une passion exclusive, avec ses rites et ses codes, sans vraie place pour sa copine Rachel et leur enfant. Mais une nuit, sur la voie rapide, c’est l’accident...

Critique  : Un jeune passionné de tuning passe son temps dans sa belle bagnole adorée, délaissant sa femme et son enfant. Dérapage programmé dans ce film qui a la tension du bon cinéma américain, mais s’embourbe un peu dans le drame. Sans que cela gâche la belle performance de Johan Libéreau en fou du volant.

TELERAMA N’AIME PAS MAIS C’EST PAS UNE RAISON POUR NE PAS Y ALLER

Cotation : 2/5

- Lady Vegas - les mémoires d’une joueuse réalisé par Stephen Frears - Comédie avec Rebecca Hall et Bruce Willis et Catherine Zeta-Jones et Joshua Jackson et Frank Grillo et Vince Vaughn et Laura Prepon et John Carroll Lynch (1h33min)

Critique : Une brave fille un peu vulgaire parvient à se faire une place au soleil dans le milieu des paris sportifs. La comédie de moeurs tourne à vide, en grande partie à cause du cabotinage permanent de Rebecca Hall, insupportable en bimbo au grand coeur. Le plus mauvais film de Stephen Frears.

ACTUELLEMENT A GENEVE

-  ? c ?ur ouvert réalisé par Marion Laine Drame avec Juliette Binoche et Edgar Ramirez et Hippolyte Girardot et Amandine Dewasmes et Aurélia Petit et Bernard Verley et Elsa Tauveron (1h27min)

Critique : Un couple de chirurgiens du coeur vit une magnifique et impossible histoire d’amour. Belle distribution, mais la réalisation est à la peine : peu sensible, elle rend tiède et bancale cette histoire forte, donnant plutôt envie de lire le roman dont elle est sortie, Remonter l’Orénoque de Mathias Enard.

- Sexy Dance 4 : Miami Heat réalisé par Scott Speer - Comédie Romantique avec Kathryn McCormick et Ryan Guzman et Adam G. Sevani et Stephen Boss et Jessica Guadix et Jordana DePaula et Mari Koda et Christopher Scott (1h39min)

Critique  : Le coup de Roméo, breakdancer pauvre qui tourne autour de Juliette, riche danseuse classique, on nous l’avait déjà fait (en mieux) dans Sexy Dance 1. Dans ce quatrième volet, les chorégraphies sont moins impressionnantes que dans le précédent, « chef-d’ ?uvre » de la série.

ACTUELLEMENT AU CINEMA VOLTAIRE

- My Best Menréalisé par Stephan Elliott - Comédie avec Xavier Samuel et Kris Marshall et Kevin Bishop et Tim Draxl et Olivia Newton-John et Laura Brent et Rebel Wilson (1h38min)

Critique  : La recette comique du mariage qui part en sucette (pour rester poli) commence à sentir le réchauffé. Mais on peut quand même dire « oui » à cette déclinaison australienne et scato pour les amusants Kris Marshall et Kevin Bishop en témoins gaffeurs, et pour la prestation courageuse du bélier Ramzy.

FILM DU F5C 2012

TELERAMA N’A PAS NOTE A VOUS DE VOUS FAIRE UNE IDEE

- Terri réalisé par Azazel Jacobs - Comédie avec John C. Reilly et Jacob Wysocki et Bridger Zadina et Creed Bratton et Olivia Crocicchia et Tim Heidecker et Justin Prentice (1h45min)

Critique  : Ce n’est pas seulement l’obésité de Terri, un lycéen taciturne, qui accroche l’oeil. C’est une douceur dans le regard, un calme mature dans la voix. Pas de misérabilisme ni d’optimisme forcé dans cette chronique socio-poétique qui emprunte des chemins de traverse inattendus. Dommage que le scénario soit si mince.