Palmarès du festival de Cannes 2011

  • Mis à jour : 20 février 2013

LE PALMARES DU FESTIVAL

Le Jury officiel du 64e Festival de Cannes, présidé par Robert De Niro, a dévoilé ce soir son Palmarès lors de la Cérémonie de clôture.

LONGS METRAGES

Palme d’Or

THE TREE OF LIFE (L ??Arbre de vie) réalisé par Terrence MALICK

Grand Prix ex-aequo

BIR ZAMANLAR ANADOLU ??DA réalisé par Nuri Bilge CEYLAN

LE GAMIN AU V ?LO réalisé par Jean-Pierre et Luc DARDENNE


Prix de la mise en scène

Nicolas WINDING REFN pour DRIVE

Prix du Jury

POLISSE réalisé par MAÏWENN

Prix d’interprétation masculine

Jean DUJARDIN dans THE ARTIST réalisé par Michel HAZANAVICIUS

Un bac philo-arts plastiques en poche, Jean Dujardin débute dans la vie active comme miroitier et serrurier. C’est au cours de son service militaire que son talent comique se révèle : l’armée sera pour lui une grande source d’inspiration. Monté à Paris, il se produit dans des bars et rencontre au théâtre du Carré Blanc ceux - Bruno Salomone, Eric Collado, Eric Massot et Emmanuel Joucla - avec qui il formera la populaire bande des "Nous C Nous". Ils créent ensemble plusieurs spectacles, une chanson sobrement intitulée "Nous C Nous" et font les beaux jours de l’émission Fiesta de Patrick Sébastien sur France 2.

Entre 1997 et 1998, Jean Dujardin est trois fois vainqueurs de la catégorie "Comiques" dans le programme Graine de stars. Se faisant une place sur le petit écran, il accède à la célébrité grâce au personnage populaire de Loulou, qu’il campe du 11 octobre 1999 au mois de juin 2003 dans la mini-série "Un Gars, une Fille" , aux côtés d’Alexandra Lamy (qui deviendra sa compagne). Après une apparition dans le film à sketches "A l’abri des regards indiscrets" (2002) et une prestation de vendeur Weston très décalé dans la comédie "Ah ! si j’étais riche" , il se voit offrir des rôles de plus grande importance comme celui d’un "homme idéal" dans " Toutes les filles sont folles ".

Son nom devient synonyme de succès comme en témoignent les réussites au box-office de "Mariages" ! (2003) et surtout de "Brice de Nice" (2004), où il ressuscite son personnage fétiche de "surfeur casseur" créé dix ans plus tôt sur scène. Coéquipier de Pascal Elbé dans la comédie policière " L’Amour aux trousses" (2005), Jean Dujardin élargit son répertoire d’acteur en jouant les convoyeurs aux côtés d’Albert Dupontel dans le polar urbain (2003) de Nicolas Boukhrief et en tentant une incursion dans le film d’époque avec "Il ne faut jurer de rien !" (2005).

Devenu bankable, Jean Dujardin prête ses traits à l’agent OSS 117 - prestation qui lui vaut une nomination au César du Meilleur acteur en 2007 - et s’offre un rôle à contre-emploi, celui d’un flic voulant faire la lumière sur le meurtre de sa fille, dans le sombre "Contre-enquête" , première réalisation de Franck Mancuso, co-scénariste de 36 Quai des Orfèvres. En 2007, Dujardin est Octave, le publicitaire déjanté du "99 F" de Jan Kounen, d’après le best-seller de Frédéric Beigbeder.

Après avoir fait main basse sur une grosse somme d’argent dans "Cash" , Jean Dujardin apparaît face à Jean-Paul Belmondo dans "Un homme et son chien" , puis endosse à nouveau le costume d’OSS 117, l’espion qui gaffe plus vite que son ombre, avant de coiffer le chapeau du cow-boy qui tire plus vite que la sienne dans "Lucky Luke" . De nouveau aux côtés d’Albert Dupontel en 2010, il cultive son côté sombre dans la comédie dramatique de Bertrand Blier, "Le Bruit des glaçons" , et fait sensation dans le rôle de cet écrivain "hanté" par son cancer. La même année, on le retrouve au sein du casting quatre étoiles des "Petits mouchoirs" , le troisième film de son ami Guillaume Canet.

Prix d’interprétation féminine

Kirsten DUNST dans MELANCHOLIA réalisé par Lars von TRIER

Kirsten Dunst débute sa carrière à l’âge de trois ans en tournant des spots publicitaires avant de devenir mannequin, notamment pour l’agence Ford. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1989 chez Woody Allen, dans le film à sketches " New York stories" . Un an plus tard, elle voit son nom crédité pour la première fois au générique du " Bûcher des vanités" , de Brian De Palma.
Elle n’a que douze ans lorsque Neil Jordan la choisit parmi quelques 5000 candidates pour incarner Claudia, créature des ténèbres condamnée à demeurer dans un corps d’enfant, dans " Entretien avec un vampire ". Elle y donne la réplique à Tom Cruise et à Brad Pitt et obtient pour ce rôle une nomination aux Golden Globes. Auréolée de ce succès précoce, la jeune fille tourne beaucoup, aux côtés d’acteurs prestigieux comme Susan Sarandon (" Les Quatre Filles du docteur March "), Robin Williams (" Jumanji ") ou encore Robert De Niro (" Des hommes d’influence "). Elle participe également à de nombreux films d’animation, prêtant sa voix à Kiki la petite sorcière, Anastasia ou encore Christy (Small Soldiers).

1999 marque sa rencontre avec la cinéaste Sofia Coppola, qui lui offre le rôle de Lux Lisbon dans " Virgin suicides" . La critique salue unanimement sa prestation de jeune fille désespérée dans l’Amérique des années 1970. Kirsten Dunst se spécialise alors dans les comédies pour adolescents, lycéenne déterminée à gagner un concours de beauté dans l’irrévérentieux " Belles à mourir ", entraineuse d’une équipe de cheerleaders dans " American girls", jeune fille riche voyant son histoire d’amour avec un garçon pauvre contrariée dans " Crazy/Beautifu l". Elle accède à la gloire en 2002 en interprètant Mary Jane Watson, la fiancée de " Spider-Man ", rôle qu’elle reprendra dans les opus suivants, Spider-Man 2 et 3.
Partenaire de Julia Roberts dans " Le Sourire de Mona Lisa ", de Jim Carrey dans " Eternal sunshine of the spotless mind ", Kirsten Dunst joue avec son image de girl next door et enchaîne les comédies romantiques, séduisant à l’écran Paul Bettany (" La Plus belle victoire ") et Orlando Bloom (" Rencontres à Elizabethtown "). En 2006, la jeune actrice retrouve Sofia Coppola pour le long métrage " Marie-Antoinette ", présenté en compétition du Festival de Cannes, dans lequel elle incarne la reine éponyme, portant ainsi pour la première fois entièrement un film sur ses épaules.

Prix du scénario

Joseph CEDAR pour HEARAT SHULAYIM

COURTS METRAGES

Palme d’Or

CROSS réalisé par Maryna VRODA

Prix du Jury

BADPAKJE 46 (Maillot de bain 46) réalisé par Wannes DESTOOP

PRIX UN CERTAIN REGARD Ex-æquo

ARIRANG de KIM Ki-Duk

HALT AUF FREIER STRECKE (Arrêt en pleine voie) d ??Andreas DRESEN


PRIX SPECIAL DU JURY

ELENA d ??Andrey ZVYAGINTSEV

PRIX DE LA MISE EN SCENE

B ? OMID  ? DIDAR (Au revoir) de Mohammad RASOULOF

CAMERA D’OR

LAS ACACIAS réalisé par Pablo GIORGELLI présenté dans le cadre de la Semaine de la Critique

CINEFONDATION

Premier Prix de la Cinéfondation

DER BRIEF (La Lettre) de Doroteya Droumeva, Allemagne

Deuxième Prix de la Cinéfondation

DRARI de Kamal Lazraq, France

Troisième Prix de la Cinéfondation

YA-GAN-BI-HANG de Son Tae-gyum , Corée du Sud

Le jury de la CST a décidé, de décerner le PRIX VULCAIN DE L ??ARTISTE-TECHNICIEN à :

José Luis ALCAINE, pour son travail de la lumière qui sert spécifiquement la narration du film LA PIEL QUE HABITO réalisé par Pedro ALMOD ?VAR.

Mention spéciale : Joe BINI et Paul DAVIES pour la qualité du montage et de la bande son de WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN réalisé par
Lynne RAMSAY.

Saluons d’abord le jury qui a du faire un choix difficile parmi les nombreux films de qualité qui était présenté (voir rubique actualités / Actualités cinéma/ Festival de Cannes ; l’organisation qui a pâti de la Télé Realité de New-York (dans la série mauvais film "Amour, gloire et décadence"

Néanmoins un petit clin d’oeil pour les films sélectionnés non retenus pour un prix :
- HABEMUS PAPAM réalisé par Nanni MORETTI
- L’APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE réalisé par Bertrand BONELLO
- LA SOURCE DES FEMMES réalisé par Radu MIHAILEANU
- LE HAVRE réalisé par Aki KAURISM ?KI
- PATER réalisé par Alain CAVALIER
- THIS MUST BE THE PLACE réalisé par Paolo SORRENTINO

Regrettons aussi que les prix ait fait la part belle aux films européens et américains et ait laissé de coter les films asiatiques et surtout la "Source des femmes".

Rendez vous l’année prochaine pour une sélection aussi brillante