Cinéma du Guatémala

  • Mis à jour : 2 août

L’HISTOIRE DU CINEMA DU GUATEMALA

Version française

Le cinéma est arrivé au Guatémala avec les équipes des Frères Lumière en 1897. La première projection publique du cinématographe Lumière a lieu dans la capitale le 26 septembre 1896. On y tourne des actualités vers 1910 et un court métrage de fiction en 1912 (« Agente n° 13 », Alberto de la Riva). Toutefois sa progression a été stoppée par la guerre civile qui s’est déclenché à cette époque et qui rendait difficile la réalisation et la projection de films durant cette époque violente.
Parmi les tentatives épisodiques du muet, on compte celle du dictateur Estrada Cabrera, sinistre inspirateur de divers écrivains latino-américains (son successeur, le général Ubico, mise aussi sur le cinéma, mais à des fins de propagande). Cependant, le premier film sonore ne date que de 1942 (« Ritmo y danza », Eduardo Fleischmann, Ramón Aguirre et Justo Gavarrete) et le premier long métrage, de 1950 (« El Sombrerón » de E. Fleischmann et Guillermo Andreu).

Les efforts déployés (notamment durant l’intermède démocratique interrompu en 1954) n’ont guère abouti. Sur ce plan, le Guatemala reste une succursale de la production mexicaine, et sa contribution occasionnelle est limitée (le plus souvent, paysages et figuration). A noter : « Amor en las Nubes » (Love in the Clouds) (1966) , « Caribeña » (Caribbean Girl) (1952),

« El Cristo Negro » (The Black Christ) (1953),

« Cuando Vuelvas a mí » (When You Return to Me) (1953),

« Detras de esa Puerta » (Behind that Door) (1975), « La Gitana y el Charro » (1963),« El Hermano Pedro » (Brother Pedro) (1964) and « Mi Mesera » (My Waitress) (1973)

Marcel Reichenbach tourne des films scientifiques primés à Cannes (« Ángeles con hambre » 1959).

En 1996, les conflits cessent et la paix est déclarée. C’’st alors que de nombreux films sont produits. Il reprennent des thèmes nationaux et ont contribué à combler les trous de mémoires de la population. L’un des plus remarquables fut « El Silencio de Neto » (The Silence of Neto) de Luis Artégua.

Par ailleurs ce fut le premier film produit entièrement par le Guatémala. Il montre ce que fut la vie au Guatémala pendant les années 50. Une production à caractère social ou expérimental essaye de se frayer une voie modeste, autour du pôle culturel constitué par l’université San Carlos, dont dépend la Cinémathèque universitaire Enrique-Torres (créée en 1970). Mais l’ambiance particulièrement répressive du pays n’est pas de nature à favoriser les entreprises intellectuelles ou artistiques. Cependant, la démocratisation à peine entamée,

Dans les années 2000, le cinéma fait ses premiers pas et ont assiste à l’ouverture des premières écoles de cinéma dans la capitale et même un Festival de long-métrage.

En 2004, il arriva quelque chose d’inédit : 3 films furent tournés en mêle temps.
- « La Casa de Enfrente » (The Opposite House), de Casa Comal,

- « Donde Acaban Los Caminos » (Where the Roads End), de Carlos Garcia Agras

- « Lo que Soño Sebastián » (What Sebastian Dreamed), de Rodrigo Rey Rosa.

Ceci marque le nouveau départ du cinéma guatémaltèque.

Citons parmi les dernières réalisations :
- « Llamada por Cobrar » (Collect Call) (2002) de Arqueta , racontant l’histoire se déroulant dans un paysan guatémaltèque essayant de vivre à New York.

- « La Palabra Desenterrada » (2001), de Mary Ellen Davis, qui traite de la vie de deux survivants à la Guerre civile.

Depuis plusieurs productions ont été récompensés aux Awards et dans de nombreux festivals. Un mouvement vers un nouveau cinéma est en train de naître, depuis ans, le Guatémala a produit 60 films. EN 2015, le réalisateur Jayro Bustamente reçoit l’ours d’argent pour son film « Ixcanul » (Le volcan) lors de la 65° Berlinale

Version anglaise

The cinema arrived with the Lumiere brothers in 1897 to Guatemala. Guatemalan cinema stopped its progress, because of the civil war, and hardly any films were shot during that violent time of the country.

From 1950´s to 1970´s, some films were partially produced or financed with Guatemalan resources. Most movies shot during these decades were co-productions with mainly Mexican filmmakers as "Amor en las Nubes" (Love in the Clouds) (1966) , "Caribeña" (Caribbean Girl) (1952), "El Cristo Negro" (The Black Christ) (1953), "Cuando Vuelvas a mí" (When You Return to Me) (1953), "Detras de esa Puerta" (Behind that Door) (1975), "La Gitana y el Charro" (1963), "El Hermano Pedro" (Brother Pedro) (1964) and "Mi Mesera" (My Waitress) (1973).

In 1996 the armed conflict was settled and peace was declared. Films depicting national identity themes boomed. This gap of pictorial memory has been filled in recent productions. The most remarked one is “El Silencio de Neto” (The Silence of Neto) by Luis Argueta. This is the first feature film produced in Guatemala for International distribution. It shows how life was in Guatemala during the 1950´s.

In 2004, something unusual happened : 3 movies were filmed at the same time, “La Casa de Enfrente” (The Opposite House), by Casa Comal, “Donde Acaban Los Caminos” (Where the Roads End), by Carlos Garcia Agras and “Lo que Soño Sebastián” (What Sebastian Dreamed), by Rodrigo Rey Rosa. This marked the new trend of film production in Guatemala.

The latest Argueta´s production is "Llamada por Cobrar" (Collect Call) (2002), a story about a rural Guatemalan boy trying to make it in New York City ; and "La Palabra Desenterrada" (2001), by Mary Ellen Davis, is a production telling the story of two survivors of the civil war.

Since then several movie productions have won awards in international festivals. A new cinema movement has started, since then and in the last 5 years Guatemala has produced more than 60 movies.