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Le Nanar du mois de Juin 2017_ VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT

  • Mis à jour : 30 mai

Les Femmes.... les femmes ..... les femmes
Y en a qui disent avec raison qu’elles sont méprisées, pire battues. D’autres qui disent qu’elles sont compliquées, pas facile à comprendre.D’autres encore qui disent que si on en est là c’est à cause de l’une d’entre elles qui n’a pass pu résister à un serpent. Cinécandide vous a déniché un film qui dément tout cela : « VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT »

D’abord au moment où on n’arrête pas de nous donner en exemple les Pays du Nord, j’ai trouvé que prendre exemple sur des vikings c’était une bonne chose. Ensuite s’attaquer au serpent de mer c’est pas donné à tout le monde. Depuis des années des Présidents (il dest vrai tous des hommes) s"y attaquent sans succès. Enfin elles ne sont pas compliqués : comme dirait Audiard elles flniguent en premier et discutent après.

Ce superbe film américain a été réalisé par Roger Corman en 1958.

L’HISTOIRE

Quelque part en Scandinavie, des femmes Vikings décident d’aller en mer à la recherche de leurs hommes, non revenus d’un voyage commencé il y a trois ans. Et pi trois ans c’est long... à tous les coups ils ont trouvés des meufs en Sicile ces faignasses ! Sur leur chemin, elles devront faire face au vortex, un grand serpent marin qui les fera échouer sur une île peuplée par les Grimaults, une tribu purement masculine, à l’aspect dictatorial évident, et qui retient sans aucun doute les hommes Vikings en esclave.
Bon quand même elles sont courageuses et alors n’allez pas me dire que les nanas n’en ont pas !

CRITIQUE ET ANALYSE (si si )

Dernier de ses neuf (!!!) films tournés en 1957, Viking Women and the Sea Serpent (titre abrégé de The Saga of the Viking Women and Their Voyage to the Waters of the Great Sea Serpent) permet à Roger Corman de verser encore une fois dans ses préoccupations purement rattachées au cinéma d’exploitation, tout en y insérant quelques préoccupations personnelles, assez libertaires.

Ainsi, pour le côté exploitation, on notera au premier plan le fait de mettre en vedette des jolies femmes Vikings (allant de la jolie sans plus à la sublime, comme Susan Cabot, seule brune du film) très sexy.

A cela s’ajoute la présence du fameux serpent du titre, que l’on voit peu, mais qui rattache le film de Corman aux films de monstres géants en vogue dans les 50’s. Aspect caoutchouteux à l’appui, qui n’est pas arrangé par son environnement marin, chose toujours délicate à gérer dans un tournage à petit budget.


Mais de toute façon ce monstre n’est pas l’objet même du film, qui se concentre plus sur la libération des hommes Vikings maintenus en esclavage par les Grimaults.


Des brutes épaisses qui retiennent leurs hommes.

A cette occasion, on pourra reprocher au film la mollesse des épreuves rencontrées par les femmes. L’époque étant ce qu’elle était, Corman ne pouvait de toute façon pas verser dans la violence brute. Mais en revanche, cela lui permet d’illustrer une de ses luttes majeure : la défense de la femme. Contrairement aux films de science-fiction de cette époque, dans lesquels les femmes n’étaient que des victimes ostentatoires que les jeunes premiers devaient aider, ici elles sont les véritables héroïnes. Celles-ci se montrent aussi courageuses que peuvent l’être les jeunes premiers dans les films habituels, elles se battent et partent au secours de leurs hommes, lesquels se font bien souvent battre par leurs ennemis (il faut attendre la toute fin pour voir un des Vikings triompher de son adversaire).

Ce qui bien entendu permet à Corman d’exposer leur physique avantageux, ce qui est tout bénéfice, même si cela peut sembler en contradiction avec le propos. Car évidemment, il est souvent dit que s’appesantir sur le corps des femmes les chosifie. Mais en l’occurrence, puisque ces femmes-ci sont des battantes, on se saurait remettre en cause l’intégrité de Corman. Leur physique les glorifie en fait plus qu’il ne les chosifie. Pourtant, le film ne peut pas pour autant être taxé de féministe, puisque toutes les femmes ne sont pas aussi braves. Certaines refusent d’aller se battre, et l’une d’entre elles (ma fameuse amie Susan Cabot, la prêtresse) est clairement une salope, pactisant en secret avec l’ennemi pour s’approprier un des hommes captifs sur lequel elle a des vues. Bien sûr, elle changera, deviendra brave et honnête, mais il n’empêche qu’à travers elle, les femmes n’apparaissent pas intégralement comme braves et honnêtes.
Outre ce propos anticipant la libération de la femme des 60’s (au passage notons que Corman est encore une fois un précurseur, et n’oublions pas qu’en tant que producteur il fit beaucoup pour la promotion des femmes au sein de l’industrie cinématographique), le film peut en outre se targuer d’illustrer une rébellion d’esclaves contre leurs maîtres, une vision gauchiste classique mais toujours bonne à prendre. N’oublions pas que Corman est un gauchiste avoué.

LA VIDEO

Comme toujours quand les internautes sont sages on leur fait cadeau du film au complet. (Enfin pas sûr que ce soit un cadeau)

Quel suspense !