Le cinéma Bulgare

  • Mis à jour : 21 avril

HISTOIRE DU CINEMA BULGARE

L’histoire cinématographique bulgare commence en 1897, à Roussé, avec la première projection organisée par les Frères Lumière. Le premier film connu « Le Bulgare est un homme galant (Bălgarina e galant) » sort le 13 janvier 1915.

Période d’avant la seconde guerre mondiale

Par la suite, le cinéma a connu des débuts assez laborieux en Bulgarie, notamment par comparaison avec d’autres pays voisins, et l’on ne dénombre que 55 longs métrages avant la nationalisation de l’industrie cinématographique en 1948. . Beaucoup de films ont été des adaptations littéraires sommaires ou des comédies bourgeoises, tel que « Le Diable à Sofia » en 1923. Guendov est l’auteur du premier film bulgare sonore, « La Révolte des esclaves » (Buntat na robité), en 1933. De fait les Bulgares sont submergés alors par les films étrangers (surtout allemands, et, dans une moindre mesure à ce moment-là, américains, voire français).

Quelques titres de cette période :
1923 : « Sous le ciel d’antan »de Nicola Larin ; « Le Rocher des jeunes filles » de Boris Grezov
1931 : « Tombes sans croix »de Boris Grezov
1936 : « Le Tumulus » d’Aleksandar Vazov
1938 : « Strahil le Voïvode (Strahil Vojvoda) » de Iosip Novak

Période de l’après guerre à l’an 2000)

Le 5 avril 1948 une loi nationalise l’industrie cinématographique bulgare. Les documentaires, les films historiques et idéologiques sont alors encouragés. Cette tendance s’atténue après 1960. Un studio public de production - aux infrastructures alors sans équivalent dans les Balkans - est créé en 1962.

Quelques titres de cette période :
1950 : « L’Aigle Kaline » (Kaline Orelat) de Boris Borozanov
1951 : « Alerte (Trevoga) » de Zacharie Jandov

1958 : « Favori no 13 (Lubimetz no 13) » de Vladimir Yantchev ; « Sur une petite île (Na Malkia Ostrov) » de Rangel Valchanov

1961 : « Nous étions jeunes (A biahme mladi) » de Binka Jeliaskova
Le film nous ramène aux jours de la Résistance bulgare pendant la Seconde Guerre mondiale. L’amour magnifique entre deux jeunes brûle dans le contexte de la réalité nazie.

1962 : « Le Tabac (Tyutyun) » de Nicola Korabov (nommé pour la Palme d’or au Festival de Cannes de 1963)
Le film est une adaptation du roman de Dimitar Dimov (1909-1966) et traite des conflits et des contradictions dans la société bulgare pendant une période allant du début des années trente à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1964 : « Le Voleur de pêches (Kradetzat Na Praskovi) » de Vulo Radev
La fin de la Première Guerre Mondiale approche. Ivo prisonnier de guerre, s’évade à plusieurs reprises et fait la connaissance de Lisa, l’épouse du commandant de la ville, un homme rigide et impitoyable.

1968 :« Oiseaux et lévriers (Ptitzi i Khratki) » de Georgi Stoianov
1969 : « L’Iconostase (Ikonostassat) » de Christo Christov et Todor Dinov

Période 1970 - 1980 _ Diversification de la production

Pendant cette période, le studio public d’Etat produisait entre 20 et 25 fictions chaque année. Les problèmes contemporains commencent à être abordés et l’on perçoit même une certaine forme de critique sociale.

Quelques films de cette période :
1972 : « La Corne de la chèvre » (Kozijat Rog) de Methodi Andonov
Au temps de l’occupation ottomane, un chevalier bulgare, Kara Ivan, traumatisé et humilié par le viol et la mort de sa jeune femme, se retire dans la montagne parmi les chèvres et y élève, seul, sa petite fille témoin de la scène. Tout entier tendu vers la vengeance et la haine contre les autre agresseurs, il élève sa fille comme un garçon et ne lui apprend qu’a se battre et a haïr.

1973 : « Hommes sans travail » d’Ivan Terziev ; « Affection (Obitch) » de Ludmil Staikov

1974 : « Le Dernier Eté (Posledno Liato) » de Christo Christov
Une zone doit être inondée pour un nouveau barrage, mais un homme refuse de déplacer sa famille. Se relocalisant juste au-dessus de la isolée et folklorique. Mais la maison n’est que le premier de ses biens à être menacée, et son individualisme menace d’aller plus loin, jusqu’à cette scène, parabole magnifiquement belle où l’eau vient défendre le bien commun. Une telle beauté dans le premier film de ce réalisateur n’était pas une surprise, car Christo Christov s’était déjà imposé comme artiste.

1975 : « Osadeni Dushi » de Vulo Radev
Le film raconte l’histoire tragique de la britannique Fanny Horn (Edit Szalay) et du prêtre jésuite Heredia (Jan Englert) pendant la guerre civile espagnole. Une jeune et riche aristocrate qui a passé plusieurs années dans la décadence , Fanny tombe amoureuse de Heredia. Cependant ce prêtre met sa foi au-dessus de leur attrait réciproque. Fanny suit Heredia parti rejoindre des volontaires s’attaquant à une une épidémie de typhus dans un camp près de Pena Ronda. Elle s’engage comme infirmière sous le commandement de Hérédia et en même temps finance le camp. Néanmoins, les conditions du camp sont épouvantables et se détériorent brusquement à mesure que la guerre civile commence. Fanny devient progressivement de plus en plus désespérée par le comportement fanatique et inhumain de Heredia, qui s’avère profondément impliqué dans le complot anti-républicain de la guerre civile. Comme Heredia continue de rejeter son amour, et comme elle s’est aperçue que son fanatisme provoque plusieurs victimes humaines, Fanny l’attaque.

1975 : « Svatbite na Yoan Asen » de Vili Tzankov
Le film nous ramène à l’époque du deuxième royaume bulgare - 13ème siècle. L’empereur bulgare - Tsar Ioan Assen - essaie à travers plusieurs mariages d’aggrandir son territore et y maintenir la paix

1977 :« L’Avantage » de Georgi Djulgerov ; « Temps virils » d’Edouard Zakhariev
1978 :« Panteleï » de Georgi Stoianov
1979 : « Les Chaussures vernies du soldat inconnu » de Rangel Valchanov ;
Une allégorie spirituel du développement national de la Bulgarie.

1980 : « Illusion » de Ludmil Staikov ; « Dami Kanyat » d’Ivan Antonov

Période 1980 - 1990 _Intermède historique et problèmes contemporains

En 1981 l’État bulgare célèbre le 1300e anniversaire de sa fondation et commande à cette occasion une série de superproductions épiques célébrant tel ou tel épisode de l’histoire du pays. Toutefois le cinéma bulgare — influencé par les nouvelles vagues de l’Europe occidentale — se penche également sur l’évolution de la société.

Quelques films de cette période :
1981 : « Aune pour aune » de Georgi Djulgerov ; « Aszparuh » de Ludmil Staikov
Il s’agit d’une présentation épique qui montre la création, la consolidation et le l’exercice du pouvoir dans le Premier Royaume Bulgare et l’établissement de la première loi bulgare Khan Asparuh.

1982 : « Orkestar Bez Ime » de Lyudmil Kirkov
Les tribulations de quelques jeunes qui forment un groupe de musique et pensent qu’ils peuvent devenir riches et célèbres facilement.

1983 : « Gospodin za Edin Den » de Nicolai Volev
Ce film est une comédie sur un pauvre homme, nommé Poorco. Poorco échoue toujours dans sa tentative d’échapper à la pauvreté. Le film illustre l’atmosphère sociale et morale en Bulgarie au cours des années 1930.

1984 : « Opasen Char » d’Ivan Andonov
Né avec le nom commun Gencho Gunchev et avec l’âme d’un aventurier, il ne peut pas se contenter du train train quotidien de la vie d’un employé. En utilisant son charme, Gunchev séduit des femmes riches puis disparaît avec leur argent. Prétextant qu’il est le célèbre architecte indépendant Yastrebovski, il détourne une énorme quantité d’argent d’un groupe de personnes naïves. L’escroc est arrêté dans un bar où il gaspille l’argent de ces personnes. Bien qu’il soit connu de la police avec toutes ses usurpations d’identités, il parvient à susciter de la sympathie chez l’inspecteur en charge de son dossier(Tzvetan). Simulant la maladie, Gunchev est hospitalisé, et à l’hôpital, il réussit à établir son certificat de décès. Puis il se rend à Bourgas à la recherche de sa prochaine victime. Là, il rencontre l’enseignante intelligente et sensible Boryana et c’est l’amour réciproque. Mais, se rendant compte qu’il va être pris, Gunchev s’enfuit de Boryana, ne prenant qu’une photo d’elle.
Encore à Sofia, non sans l’aide de la providence, il parvient à voler un uniforme de capitaine de police. Par hasard, il attrape un homme (Sedlarov) qui a un atelier illégal dans sa maison. Gunchev accepte le pot-de-vin de Sedlarov et propose d’épouser sa fille, Sevelina. Sous le nom de Iliya Burevestnikov, il fait chanter tous les entrepreneurs privés illégaux de la région et, incidemment, rencontre une de ses ex-épouses. Son identité est alors découverte et il se retrouve à nouveau en détention. La seule chose qu’il demande aux inspecteurs avant d’aller en prison est la photo de Boryana.

1987 : « Retour sur terre » de Rumyana Petkova
1988 :« Ivan et Alexandre » d’Ivan Nichev _ Premier film bulgare qui analyse le stalinisme en Bulgarie, deux ans avant la perestroika locale. C’est un film personnel et autobiographique.
« Vchera » d’Ivan Andonov _
Le film raconte l’histoire d’une école élite bulgare où les fils et les filles de hauts responsables communistes sont éduqués. Les personnages principaux sont Ivan, son meilleur ami Rostislav, Dana (étudiant nouvellement arrivé), Marina et Kostov. Tous se trouvent confrontés à leurs propres intrigues de jeunesse dans le contexte du régime communiste bulgare absurde et oppressant ; Et trop souvent chacun d’entre eux trouve ses moyens individuels d’échapper à tout cela, soit par l’amitié, l’amour, soit par la remarque occasionnelle.

1989 : « Moi, la comtesse (Az, grafinyata) » de Peter Popzlatev
La rébellion d’une adolescente par la drogue devient une métaphore de la lutte entre l’individualité et le totalitarisme. Au milieu du bouleversement politique de 1968 ...
1990 : « Le Camp » de Georgi Djulgerov

L’après-communisme

L’effondrement du communisme en 1990, avec les bouleversements politiques qui suivent, s’ajoute aux phénomènes que l’on observe dans les autres pays occidentaux : concurrence de la télévision, fréquentation en baisse, hégémonie du cinéma américain. Tout cela ne favorise guère l’essor du cinéma bulgare. Pourtant cette liberté nouvelle permet d’aborder des thèmes jusque là tabous et de dénoncer les excès antérieurs.
1993 : « Quelque chose dans l’air » (Necto vav vazducha) de Peter Popzlatev
1995 :« L’Hirondelle noire » de Georgi Djulgerov _ Magdalena, une jeune tzigane de dix-sept ans, se revolte contre le clan familial et les traditions qui interdisent aux femmes de decider de leur destin. Elle refuse le mariage qui est organise pour elle et rejoint la grande ville, ou son charme attire beaucoup d’hommes qui veulent faire son bonheur malgre elle.
1995 : « Les amis d’Emilia » de Ludmil Todorov

La période poste 2000

Sans parler des coproductions, la production bulgare actuelle est de trois ou quatre films par an.
2001 : « Opashkata Na Diavola »

2001 : « Pismo do Amerika » de Iglika Triffonova
Le meilleur ami d’Ivan, Kamen, est en train de mourir dans un hôpital américain. Comme il a refusé un visa aux États-Unis et il ne peut pas rester à ses côtés dans ses derniers moments, il décide de partir pour la campagne bulgare, en prenant la caméra que Kamen lui a donnée. Après un certain temps, il lui écrit une lettre très spéciale, en disant tout sur les lieux et les personnages qu’il rencontre sur son chemin, témoigne d’un moment qui doit être oublié.

2004 : « Patuvane kam Yerusalim » d’Ivan Nitchev _ Deux enfants juifs allemands fuient l’Allemagne nazie au début des années 1940 et tentent de rejoindre la Palestine en passant par la Bulgarie. Quand leur oncle meurt pendant le voyage, ils sont emmenés par une troupe de comédiens ambulants.

2004 : « Izpepelyavane » de Stanimir Trifonov et « Mila ot Mars » de Zornitsa Sophia

2005 : « Georgi i peperudite » d’Andrey Paounov, « Otkradnati ochi » de Radoslav Spasov, qui remporta l’Ours d’Or du Festival de Berlin
C’est une étrange, impossible et inexplicable histoire d’amour entre une femme turque musulmane et un Bulgare non-musulman. Ivan (le bulgare) est un jeune homme pur et romantique, qui se retrouve dans le soi-disant « processus de régénération » (lorsque les noms de l’ethnie Turcque ont été changés de force en Bulgarie). Il est responsable des scellés officielles, qui sont nécessaires pour émettre les nouveaux documents d’identité après les changements de nom. La maîtresse d’école Ayten essaie de voler les scellés, pensant que de cette façon, elle peut ralentir le génocide ethnique. Leur rencontre inattendue et insolite réunit ces deux personnages et les rapproche, obligeant Ivan à prendre une décision fatale : il doit soit "renommer" Ayten, soit assumer les conséquences s’il ne le fait pas. Plus tard, le destin les rapproche encore une fois. Le petit enfant d’Ayten est tué lors d’une action par les forces spéciales. Ivan, qui a été parmi les principaux participants à cette action, subit un choc traumique . Les forces de sécurité décident d’effacer sa mémoire. Ayten est également mis en isolation dans le même hôpital. Face à la mort, qui est le seul choix laissé à chacun d’eux,resurgit le passé commun d’Ayten et d’Ivan. Ils ont peu à peu vaincu leur animosité. Ils acceptent leurs différences et dessinent les uns envers les autres. Mais les gens qui les entourent accepteront-ils leur choix ? La fin heureuse est une rareté dans les Balkans. C’est alors que le frère d’Ayteh revient de la Turquie ...

2006 : « Sofia’s last ambulance » d’Ilian Metev _ Ce film a été présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2012. Dans une ville qui ne possède que 13 ambulances pour deux millions d’habitants, Krassi, Mila et Plamen sont nos héros improbables : gros fumeurs, bourrés d’humour et sans cesse en train de sauver la vie à autrui, malgré le grand nombre d’obstacles. Cependant, le système brisé les met à rude épreuve. Combien de temps vont-ils encore tenir à sauver les écorchés de la société jusqu’à ce qu’ils perdent leur empathie ?

2008 : « The World Is Big » de Stefan Komandarev _ Après un accident de voiture, Alex, un jeune Bulgare élevé en Allemagne, devient amnésique. Pour tenter de le guérir, son grand père organise son retour dans son pays d’origine, la Bulgarie. Ce périple initiatique à travers l’Europe permettra à Alex de retrouver sa mémoire et son identité.

2009 : « Eastern Plays » de Kamen Kalev
Itso a pris ses distances avec ses parents jusqu’au jour où il secourt une famille turque, agressée par un groupe de néo-nazis. Parmi eux, se trouve son jeune frère Georgi, qui participe depuis peu à des ratonnades. En se rapprochant de Georgi et de la jolie Turque qu’il a sauvée, le tourmenté Itso entreprend un cheminement intérieur qui pourrait l’entraîner vers la voie du salut.

2011 : « Avé » de Konstantin Bojanov

« Lora from morning till evening (Lora ot sutrin do vecher) » de Dimitar Kotsev

« Tilt » des frères Chouchkov.
Le film se déroule au début des années 1990 et raconte l’histoire de quatre amis qui tentent de gagner de l’argent avec le rêve d’ouvrir leur propre bar, s’appelant TILT. Une rencontre fortuite entre Stash (Yavor Baharoff) et Becky (Radina Kardjilova) les amène à une passion affectueuse. Soudainement, ils sont capturés illégalement en diffusant des films porno. Le père de Becky, un colonel de police, prend en charge l’affaire et les menace de prison. La seule façon d’éviter d’aller en prison est que Stash et Becky cessent de se voir. Ils décident de s’enfuir dans un petit village allemand. En tant que pauvres émigrants, ils se retrouvent dans une série de situations drôles et absurdes. Stash essaie constamment d’atteindre Becky, mais sans chance. Les quatre amis ont finalement décidé de retourner en Bulgarie. Pendant ce temps, la Bulgarie a changé, et Becky aussi.

2012 : « L’Étranger (Tchouzdénétsat) » de Niki Iliev
2014 : « Le Jugement (Sadilishteto) » de Stephan Komandarev
2015 : « La Leçon » de Kristina Grozeva et Petar Valchanov
Dans une petite ville bulgare, Nadia, enseignante d’anglais, cherche à confondre un de ses élèves qu’elle soupçonne de vol, en rappelant à la classe les principes moraux de la vie en société. Au même moment, de lourdes difficultés financières menacent sa famille. Déterminée à garder la tête hors de l’eau, elle tente par tous les moyens de collecter l’argent nécessaire avant qu’il ne soit trop tard. Jusqu’où ira-t-elle pour sauver sa famille ?

En 2017, Le FIFDH projetai en avant première une comédie drôle et décapante sur les migré en Bulgarie : « The good postman » de Tonislav Hristov _ Dans un village bulgare de 38 votants à la frontière de la Turquie, le postier Ivan est candidat à la mairie avec un programme atypique : pourquoi ne pas offrir aux Syriens un nouveau départ ici, au village ? Soudain, le village endormi se retrouve au cœur des débats internationaux et comme partout, les inquiétudes de la population se confrontent à la compassion et les rires se mélangent à la peur. Alors, qui gagnera la course à la mairie ?

Enfin pour terminer, le Festival des Cinq Continents va projeter prochainement « Glory » de Kristina GROZEVA et Petar VALCHANOV
Lorsqu’un cheminot nommé Tsanko Petrov trouve des millions de lev sur la voie ferrée, il décide de remettre la totalité de la somme à la police. L’État reconnaissant lui offre une nouvelle montre-bracelet en récompense… qui s’arrête bientôt. Pendant ce temps, Julia Staikova, la directrice des relations publiques du ministère des transports, égare sa vieille montre. Ici commence la bataille désespérée dans laquelle se lance Petrov pour récupérer non seulement sa vieille montre, mais aussi sa dignité.

Le cinéma d’animation

En Bulgarie le cinéma d’animation apparaît avec Todor Dinov dans les années années 1950 et 60, suivi par Donio Donev et Stoian Dukov dans les années 1970.
Au Festival international du film d’animation d’Annecy de 2006, Andrey Tsevtkov remporte le prix UNICEF pour son court métrage « Cherno na byalo (Black on White) », une protestation contre une société qui rejette les différences.