FESTIVAL DE LOCARNO 2015 : le palmarès

  • Mis à jour : 18 août 2015

Le palmarès du Festival de Locarno vient d’être décerné ! Le jury composé de l’acteur allemand Udo Kier, du réalisateur israélien Nadav Lapid, de la directrice de festival mexicaine Daniela Michel, de l’actrice coréenne Moon So-ri et du réalisateur américain Jerry Schatzberg a dévoiler le nom des lauréats ;

C’est « Right Now, Wrong Then » de Hong Sang-Soo qui a remporté le Léopard d’or du meilleur film.
Synopsis= Le film raconte l’histoire d’un cinéaste nommé Ham Chunsu qui, par erreur, arrive un jour trop tôt à Suwon. Pour tuer le temps, il décide de faire un arrêt dans un vieux palais restauré et y rencontre une artiste du nom de Yoon Heejung. Ils vont ensemble à l’atelier de cette dernière pour y voir ses peintures. Chunsu et Heejung boivent, mangent ensemble et se rapproche. Plus tard, Chunsu rencontre les amis de Heejung, qui lui demandent s’il est marié. Chunsu est forcé de révéler qu’il a bel et bien une épouse, ce qui bouleverse Heejung...

Hong, qui a remporté le prix de la mise en scène pour « Sunhi » en 2013, n’avait jamais été à pareille fête dans un festival de cette stature. Le long métrage fait coup double en remportant également le prix d’interprétation masculine pour Jang Jae-Jung.

Le prix de la mise en scène est allé au Polonais Andrzej Zulawski pour « Cosmos », son premier long métrage en 15 ans. A noter que Johan Libéreau joue dans ce film.
Synopsis = Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une société de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours dans une pension dite de famille où les accueille une série de présages inquiétants : un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois dans le même état et enfin des signes au plafond et dans le jardin. Dans cette pension il y a aussi une bouche torve, celle de la servante, et une bouche parfaite, celle de la jeune femme de la maison dont Witold tombe éperdument amoureux. Malheureusement, elle est fra=chement mariée à un architecte des plus convenables. Mais cette jeune femme est-elle, elle aussi, également convenable ? La troisième pendaison, celle du chat, est l’œuvre de Witold. Pourquoi ? Et surtout… la quatrième sera-t-elle humaine ?

Deux autres films qui ont recueilli un fort buzz à Locarno sont repartis avec deux prix :
- le Japonais « Happy Hour » de Ryusuke Hamaguchi (mention spéciale pour son scénario et prix d’interprétation collectif pour ses actrices)

Synopsis = Kobe, au Japon. Jun, Akari, Sakurako et Fumi sont convaincus d’être en mesure de se confier tout, mais quand un jour lors d’un dîner Jun avoue à des amis qu’il avait demandé le divorce, ils accueillent les nouvelles avec une certaine surprise. Pour dissiper toute amertume, le groupe décide finalement d’aller aux thermes de Arima, où Juin disparaît mystérieusement ... Sa mort va déclencher une chaîne d’événements inattendus dans la vie des trois femmes.

- l’Israélien « Tikkun » de Avishai Sivan (prix du jury et mention spéciale pour sa photographie).

Synopsis = Croyant ultra-orthodoxe, Haim-Aaron est un brillant intellectuel de Jérusalem dont tout le monde envie le talent et la dévotion. Un soir, alors qu’il fait un jeûne qu’il s’est imposé, il s’évanouit et perd conscience. Les secours le déclarent mort mais, refusant de le laisser partir, son père tente à son tour de le réanimer et, contre toute attente, Haim-Aaron revient à la vie. Après l’accident, le jeune homme reste indifférent à ses études. Il ressent soudain un curieux réveil de son corps et soupçonne Dieu de le tester. Lorsque son père constate les changements de comportement de son fils, il tente de lui pardonner, tourmenté par la peur d’avoir contrarié Dieu en le réanimant.

Dans la section Cinéastes du présent, dédiée aux jeunes réalisateurs, c’est « Thithi » de l’Indien Raam Reddy qui a été sacré. Le prix du jury est allé à « Dead Slow Ahead » de l’Espagnol Mauro Herce tandis que le prix de la mise en scène a été attribué à un autre film qui a généré un fort buzz cette semaine : le Chinois « Kaili Blues » de Bi Gan.