Sorties cinéma du 8 juillet 2015

  • Mis à jour : 10 juillet 2015

Critiques extraites de Télérama et autres magazines dont Allociné et Première

Sorties du mercredi 8 juillet 2015

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

- « MICROBE ET GASOIL » – Comédie - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Michel Gondry - Avec : Ange Dargent, Théophile Baquet, Diane Besnier - Durée : 1h43min - Pays de production : France - Année de production : 2015 - Distributeur : StudioCanal

Note de la presse :3.8 /5

Note du public : 3.7/5

Critique  : Premiere (Christophe Narbonne)_3/4_ On connaît la faculté de Michel Gondry à imaginer des univers inventifs et zinzins où le trouble naît de l’impossibilité pour les protagonistes de s’adapter au monde réel. C’est encore le cas ici, à la différence près que le réalisateur ne noie pas ses effets dramatiques et comiques dans les gadgets. À l’exception de la voiture-maison, prétexte à de jolis moments de cinéma (comme le sont les objets chez Jacques Tati), "Microbe et Gasoil" carbure à l’émotion pure.

Synopsis  : "Microbe" est un enfant un peu à la marge, souvent plongé dans ses dessins. "Gasoil", garçon inventif et déluré, est parachuté en cours d’année dans sa classe. Immédiatement une amitié profonde se noue entre eux. Alors que les grandes vacances approchent, les deux amis n’ont aucune envie de passer deux mois avec leur famille. A l’aide d’un moteur de tondeuse et de quelques planches de bois, ils se mettent à fabriquer leur propre "voiture" et partent à l’aventure sur les routes de France...

- « DADDY COOL » – Comédie dramatique - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Maya Forbes - Avec : Mark Ruffalo, Zoe Saldana, Imogene Wolodarsky - Durée : 1h28min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2013 - Titre original : Infinitely Polar Bear - Distributeur : Bac Films

Note de la presse : 3.7/5

Note du public : 3.2/5

Critique  : Ecran Large (Florian Descamps )_2/4_Bien trop timide mais pas dénué d’intérêt, "Infinitely Polar Bear" s’avère donc un premier essai en demi-teinte pour sa réalisatrice.

Synopsis  : Entre fous rires et crises de larmes Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bi-polaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’il forme avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout-à-fait comme les autres…

- « AMY » – Documentaire - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Asif Kapadia - Durée : 2h7min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Titre original : Amy - Distributeur : Mars Distribution

Note de la presse : 4.1/5

Note du public : 3.2/5

Critique  : : Les Inrocks (Romain Blondeau)_3/4_ Toute la trajectoire de l’icône est ainsi reconstituée dans un souffle romanesque inouï (...) La chanteuse n’y est pas tant le sujet d’une étude post-mortem, mais plutôt l’actrice d’une tragédie bouleversante, dont la finalité dramatique restera un mystère.

Synopsis  : Dotée d’un talent unique au sein de sa génération, Amy Winehouse a immédiatement capté l’attention du monde entier. Authentique artiste jazz, elle se servait de ses dons pour l’écriture et l’interprétation afin d’analyser ses propres failles. Cette combinaison de sincérité à l’état brut et de talent ont donné vie à certaines des chansons les plus populaires de notre époque.
Mais l’attention permanente des médias et une vie personnelle compliquée associées à un succès planétaire et un mode de vie instable ont fait de la vie d’Amy Winehouse un château de cartes à l’équilibre précaire. Le grand public a célébré son immense succès tout en jugeant à la hâte ses faiblesses. Ce talent si salvateur pour elle a fini par être la cause même de sa chute. Avec les propres mots d’Amy Winehouse et des images inédites, Asif Kapadia (Senna, The Warrior) nous raconte l’histoire de cette incroyable artiste, récompensée par six Grammy Awards.

- « QUE VIVA EISENSTEIN » – Comédie - Tous publics avec avertissement - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Peter Greenaway - Avec : Elmer Bäck, Luis Alberti, Maya ZAPATA - Durée :
1h45min - Pays de production : Mexique Pays-Bas - Année de production : 2015 - Titre original : The Eisenstein Handshakes - Distributeur : Pyramide Films

Note de la presse : 3.0/5

Note du public : 3.1/5

Critique  : Premiere_ (Damien Leblanc)_2/4_Après "Goltzius et la Compagnie du Pélican", Peter Greenaway signe un nouveau biopic en se penchant sur le séjour de Sergueï Eisenstein au Mexique, en 1931, où il a tourné l’inachevé "Que Viva Mexico !" Dans un tourbillon visuel (de furieux split screens font cohabiter images de fiction et archives du maître), Greenaway imagine un Eisenstein exhibitionniste, qui s’épanouit au contact de la culture mexicaine décomplexée avec l’amour comme avec la mort. Toujours à la limite du grotesque, ce singulier objet filmique avance l’idée que l’expérience hédoniste et homosexuelle vécue par le réalisateur du "Cuirassé Potemkine" a chamboulé son style artistique. Du cinéma libre et entêté, comme on n’en voit plus.

Synopsis  : En 1931, fraîchement éconduit par Hollywood et sommé de rentrer en URSS, le cinéaste Sergueï Eisenstein se rend à Guanajuato, au Mexique, pour y tourner son nouveau film, « Que Viva Mexico » ! Chaperonné par son guide Palomino Cañedo, il se brûle au contact d’Éros et de Thanatos. Son génie créatif s’en trouve exacerbé et son intimité fortement troublée.
Confronté aux désirs et aux peurs inhérents à l’amour, au sexe et à la mort, Eisenstein vit à Guanajuato dix jours passionnés qui vont bouleverser le reste de sa vie.

- « HILL OF FREEDOM » – Drame - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Sang-Soo Hong - Avec : Ryo Kase, Moon So-Ri, Seo Young-hwa - Durée : 1h6min - Pays de production : Corée du Sud - Année de production : 2014 - Titre original : Ja-yu-eui eon-deok - Distributeur : Les Acacias

Note de la presse : 4.1/5

Note du public : 3.2/5

Critique  : Premiere (Damien Leblanc)_3/4_ Sous le couvert de raconter des rencontres dues au hasard, les films de Hong Sangsoo déploient une mécanique précise. C’est encore le cas de ce cru 2015, dans lequel un Japonais se rendant en Corée pour retrouver la femme qu’il aime finit à la place par discuter avec des inconnus plus ou moins névrosés dans une langue anglaise aux intonations volontairement assommantes. Le cinéaste oppose ainsi à cette galerie de personnages aux idées arrêtées une conception du temps non linéaire. Cette vision s’impose comme la plus à même d’exprimer la souveraine imprévisibilité des sentiments, ce que confirme un épilogue lumineux et réconfortant.

Synopsis  : Mori, un jeune Japonais, se rend à Séoul afin de retrouver la femme qu’il aime. Mais celle-ci est absente. Attendant son retour, il s’installe dans une chambre d’hôtes et y fait différentes rencontres.

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation 3/5

- « LES MINIONS » – Film d’animation - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Pierre Coffin, Kyle Balda - Avec : Sandra Bullock, Marion Cotillard, Jon Hamm - Durée : 1h31min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Distributeur : Universal Pictures France

Note de la presse : 4.0/5

Note du public : 3.9/5

Critique  : Premiere – (La rédaction de Première)_3/4_ Le premier quart d’heure du film, qui présente "les Minions" (d’abord amibes puis créatures soumises aux lois de l’évolution) passant de maître en maître, est un véritable chef-d’oeuvre de slapstick et d’absurde. Surtout, il ne laisse planer aucun doute sur la capacité du rigolo Pierre Coffin (trait d’union avec les "Moi, moche et méchant" et papa des "Minions", auxquels il prête sa voix) à emmener ce spin-off vers des sommets de fun, d’inventivité et de références pop. La téléportation des personnages dans l’Amérique hippie puis dans le Swinging London, notamment, est la grande idée du film. Elle permet aux deux réalisateurs de laisser libre cours à leur imagination et de jouer avec l’inconscient collectif, comme lorsque l’un des Minions soulève une plaque d’égout écrasée par les pas pressés de quatre garçons dans le vent... Gags inépuisables à eux seuls, les borborygmes des personnages, sorte d’espéranto crétin mêlant franglais, italien et espagnol, synthétisent l’esprit radical de cette franchise bis qui délaisse l’émotion pour le cartoon pur.

Synopsis  : L’histoire des Minions nous vient de la nuit des temps. À l’origine, de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjects les uns que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression.Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître... qui s’avère être une maîtresse : Scarlet Overkill la première super-méchante de l’histoire. De l’Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, à l’apogée des mods, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l’annihilation de leur espèce.
Spin-off de Moi, moche

- « DIFRET » – Drame -Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Zeresenay Mehari - Avec :
Meron Getnet, Tizita Hagere, Haregewine Assefa - Durée : 1h39min - Pays de production : Ethiopie - Année de production : 2014 - Titre original : Difret - Distributeur : Ad vitam

Note de la presse : 3.8/5

Note du public : 3.4/5

Critique  : Premiere (Isabelle Danel)_2/4_ Produit par Angelina Jolie, "Difret" raconte l’histoire vraie de Hirut, 14 ans, enlevée et violée par l’homme qui veut l’épouser selon la tradition. Pour lui échapper, l’ado tue son kidnappeur et se voit accusée de meurtre. Elle est alors défendue par une jeune avocate qui se bat pour le droit des femmes éthiopiennes. Présenté à Sundance et primé à Berlin, le film dégage une force indéniable, de par l’authenticité des faits qui sont racontés et le courage des deux héroïnes, si toutefois l’on fait abstraction de ses maladresses formelles.

Synopsis  : A trois heures de route d’Addis Abeba, Hirut, 14 ans, est kidnappée sur le chemin de l’école : une tradition ancestrale veut que les hommes enlèvent celles qu’ils veulent épouser. Mais Hirut réussit à s’échapper en tuant son agresseur. Accusée de meurtre, elle est défendue par une jeune avocate, pionnière du droit des femmes en Ethiopie. Leur combat pour la justice commence, mais peut-on défier une des plus anciennes traditions ?

- « SELF MADE » – Comédie dramatique - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Shira Geffen - Avec : Sarah Adler, Samira Saraya, Doraid Liddawi - Durée : 1h29min - Pays de production : Israël - Année de production : 2014 - Titre original : Boreg - Distributeur : Paname Distribution

Note de la presse : 2.7/5

Note du public : 2.9/5

Critique  : Premiere ( Christophe Narbonne) _ Après "Les Méduses" (2007), Shira Geffen poursuit sa chronique d’Israël à travers le regard d’héroïnes blessées, ici au nombre de deux. Il y a Michal, la plasticienne israélienne, femme bafouée mais privilégiée, et Nadine, l’ouvrière palestinienne, travailleuse pleine de courage mais fatiguée. Filmées dans des situations absurdes ou dramatiques, elles incarnent ad litteram les problématiques de la région, Geffen échouant cependant à rendre son film vivant et transgressif. L’artificialité du twist central (un échange de vies bien commode) renforce le côté binaire du propos.

Synopsis  : Des crabes mélomanes, un casque rose fluo, un drôle de sac, un gâteau d’anniversaire, une biennale d’art contemporain, une ceinture d’explosifs, du rap palestinien, un Skype qui ne marche pas et un lit suédois à assembler mais pas assez de vis, vraiment pas assez de vis. Situations burlesques, coups du sort, deux jeunes femmes – Michal, artiste israélienne et Nadine, ouvrière palestinienne – vivant de chaque côté du mur de séparation, après une confusion à un check-point, se retrouvent à vivre la vie de l’autre.

TELERAMA N’AIME PAS MAIS C’EST PAS UNE RAISON POUR NE PAS ALLER LE VOIR

Cotation = 2/5

- « INSIDIOUS : CHAPITRE 3 » – Film d’horreur - Interdit au -12 ans - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Leigh Whannell - Avec : Dermot Mulroney, Stefanie Scott, Angus Sampson - Durée : 1h37min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Distributeur : Sony Pictures Releasing France

Note de la presse : 2.2/5

Note du public : 3.4/5

Critique  : Premiere -(Hendy Bicaise) _ Scénariste et acteur de la trilogie "Insidious", Leigh Whannell passe également derrière la caméra, son binôme James Wan demeurant le producteur. Le pitch, lui, reste inchangé : un personnage, ici une ado, subit l’emprise d’un infatigable démon. Whannell relance l’intérêt de la saga en puisant dans le cinéma d’épouvante japonais. L’héroïne en fauteuil roulant ("Paranormal Activity" – "Tokyo Night") entend des bruits inquiétants chez ses voisins ("The Grudge", "Dark Water"), avant d’y découvrir un clone de Sadako ("Ring"). Le final, d’une sensibilité et d’une puissance extraordinaires, rappelle encore les mélos horrifiques de Hideo Nakata, mais aussi et surtout "Conjuring – Les Dossiers Warren", de James Wan.

Synopsis  : Parce qu’elle a l’impression que sa mère défunte cherche à entrer en contact avec elle, la jeune Quinn Brenner se tourne vers Elise, un médium qui possède un véritable don mais refuse de l’utiliser depuis la tragédie qu’elle a vécue autrefois. Lorsque Quinn est attaquée par une entité malveillante, Sean, le père de la jeune fille, supplie Elise de les aider. Secondée par deux parapsychologues, Tucker et Specs, Elise accepte alors de tenter d’entrer en contact avec les morts. Forcée de s’aventurer dans les tréfonds de l’au-delà pour protéger Quinn, Elise va affronter le pire ennemi qu’elle ait jamais rencontré : un démon dévoreur d’âmes

TELERAMA N’A PAS D’AVIS A VOUS DE VOIR

- « MAGIC MIKE XXL » – Comédie dramatique - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Gregory Jacobs - Avec : Channing Tatum, Matt Bomer, Joe Manganiello - Durée : 1h45min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Titre original : Magic Mike XXL - Distributeur : Warner Bros Pictures France

Note de la presse : 3.4/5

Note du public : 3.0/5

Critique  :

Synopsis  : Trois ans après que Mike ait renoncé à sa vie de strip-teaseur, les Kings of Tampa sont eux aussi prêts à jeter l’éponge. Mais ils veulent le faire à leur façon – en enflammant la piste de danse lors d’un ultime spectacle époustouflant à Myrtle Beach et en partageant l’affiche avec le légendaire Magic Mike. Alors qu’ils se préparent pour leur finale et qu’ils se rendent à Jacksonville et Savannah pour renouer avec d’anciennes connaissances et se faire de nouveaux amis, Mike et ses camarades s’initient à de nouvelles acrobaties et évoquent le passé de manière surprenante…

Suite du film Magic Mike de Steven Soderbergh.

- « DIOR ET MOI » – Documentaire - Date de sortie : 08 juillet 2015 - Réalisé par : Frédéric Tcheng - Durée : 1h30min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Titre original : Dior and I - Distributeur : Dissidenz Films

Note de la presse : 3.6/5

Note du public : 3.3 /5

Critique  : Clapmag.com (Gauthier Moindrot ) _3/4_ En s’attardant davantage sur son équipe et la façon dont tous gèrent le peu de temps qu’ils ont pour réaliser une collection cohérente, Dior et moi témoigne davantage d’un effort collectif précieux, que les tensions et désaccords n’arriveront jamais à briser.

Synopsis  : Nommé directeur artistique de la maison Dior en avril 2012, le styliste belge Raf Simons ne dispose que de huit semaines pour lancer sa première collection haute couture.
Le défi se révèle une aventure collective, pleine d’humour et d’émotions, autour de la passion d’un métier et au service de la vision d’un créateur atypique, qui fuit les projecteurs.
Loin des clichés inhérents à un univers où podium et excentricités ont souvent la part belle, la caméra attentive de Frédéric Tcheng livre un portrait attachant et haut en couleurs des petites mains et collaborateurs d’une des maisons françaises les plus mythiques.