Sorties cinéma du 11 mars 2015

  • Mis à jour : 11 mars 2015

Critiques extraites de Télérama et autres magazines dont Allociné et Première

Sorties du mercredi 11 mars 2015

TELERAMA AIME PASSIONEMENT

Cotation 5/5

- « CROSSWIND : A LA CROISEE DES CHEMINS » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Martti Helde - Avec : Laura Peterson, Tarmo Song, Mirt Preegel - Durée : 1h25min - Pays de production : Estonie - Année de production : 2014 - Titre original : Risttuules - Distributeur : ARP

Note de la presse : 4.5/5

Note du public : 3.3/5

Critique  : PREMIERE (Christophe Narbonne) _ Difficile d’évoquer ce premier long métrage sans dévoiler ce qui fait sa force. Pour raconter la déportation des Estoniens par Staline durant la Seconde Guerre, Martti Helde a choisi un dispositif unique en son genre : dans toutes les scènes cruelles (des plans séquences archicomposés) qui prolongent la vie heureuse en famille, il a filmé des acteurs figés dans le temps et l’espace. La caméra serpente à travers ces tableaux vivants pour capter un cri étouffé, un baiser, des mains qui se disjoignent… En découle un effet de sidération que la répétition du procédé entame à peine. Rythmée par une voix off citant des extraits de lettres d’ une survivante destinées à son mari, "Crosswind" apparaît comme une grande œuvre plastique doublée d’un témoignage inestimable.

Synopsis  : Le 14 juin 1941, les familles estoniennes sont chassées de leurs foyers, sur ordre de Staline. Erna, une jeune mère de famille, est envoyée en Sibérie avec sa petite fille, loin de son mari. Durant 15 ans, elle lui écrira pour lui raconter la peur, la faim, la solitude, sans jamais perdre l’espoir de le retrouver.
« Crosswind » met en scène ses lettres d’une façon inédite.

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

- « A LA FOLIE » - Documentaire - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Wang Bing - Durée : 3h47min - Pays de production : France Hong Kong Japon - Année de production : 2013 - Titre original : Feng Ai - Distributeur : Les Acacias

Note de la presse : 4.2/5

Note du public : 3.0/5

Critique  : PREMIERE (Christophe Narbonne) _ Pour son documentaire le plus "wisemanien", Wang Bing ("Les Trois Sœurs du Yunnan") s’est immergé de manière invisible dans une institution psychiatrique aux airs de prison. Au prix d’un délicat travail de mise en confiance, il est parvenu à faire oublier sa caméra aux occupants des lieux, en l’occurrence à des malheureux dont on ne saura jamais s’ils sont vraiment malades ou simplement dérangeants pour le pouvoir local, voire pour leurs familles, qui viennent leur rendre visite avec un sentiment de gêne évident. Totalement désinhibés, les "fous" de Bing traînent comme ils peuvent leur désarroi dû à la promiscuité, à l’enfermement et à l’absorption de médicaments. Certains urinent à même le sol ou les murs des chambres communes, d’autres font en courant le tour de la balade circulaire grillagée, seule ouverture vers l’extérieur mise à leur disposition. En plans fixes ou avec une caméra à la ceinture (moyen pratique pour coller aux plus excités), Bing enregistre, sans commentaires ni musique, parfois à la limite de l’intrusion, les accrocs, les incongruités, les moments de tendresse et de rire qui surviennent dans cet univers carcéral d’où étrangement la violence est exclue. Comme si les "patients", assommés de propagande et de cachets, convaincus de leur inutilité, s’étaient résignés. Une séquence résume à elle seule l‘ambiguïté de l’enfermement. Il s’agit du moment où Bing suit un malade qui profite d’une sortie autorisée pour aller voir ses parents. Une fois chez eux, il se heurte à l’animosité de son père, aux attentions maladroites de sa mère, à sa propre incapacité à communiquer, à ses petites manies qui tournent à l’obsession et à la logique économique qui préside à l’éloignement d’une personne à charge, comme lui. N’en pouvant plus, il quitte le domicile – ou plutôt le taudis – familial et va marcher pendant des heures comme il le ferait à l’asile pour évacuer son trop-plein d’angoisse. La durée titanesque d’"À la folie" trouve sa légitimité dans ce genre de séquence, où Bing prend le temps de cerner ses sujets pour leur donner une visibilité et, en quelque sorte, les faire exister aux yeux d’un monde qui les a symboliquement enterrés.

Synopsis  : Un hôpital psychiatrique du sud-ouest de la Chine. Une cinquantaine d’hommes vivent enfermés traînant leur mal-être du balcon circulaire grillagé à leur chambre collective. Ces malades, déviants ou opposants, éprouvent au quotidien leur résistance physique et mentale à la violence d’une liberté restreinte. Wang Bing nous plonge dans la « folie » de la Chine contemporaine.

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation 3/5

- « 1001 GRAMMES » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Bent Hamer - Avec : Dahl Torp Ane, Laurent Stocker, Hildegun Riise - Durée : 1h30min - Pays de production : France Allemagne Norvège - Année de production : 2014 - Titre original : 1001 Gram - Distributeur : Les Films du Losange

Note de la presse : 3.2/5

Note du public : 2.9/5

Critique  : PREMIERE (Eric Vernay)_ Le poids du kilogramme ne va pas de soi. Il est en effet le fruit de mesures très réglementées. Employée au Service de métrologie norvégien, Marie doit justement étalonner le kilo de son pays à Paris. L’occasion pour cette femme solitaire de pimenter sa vie routinière. Bent Hamer cisèle sa chronique franco-scandinave au fil d’une mise en scène feutrée éprise de plans géométriques, de contrastes culturels, mais aussi de comique de situation. Si le film, aidé par le jeu délicat des acteurs, est sympathique et déroutant au début (l’Organisation de mesure évoque une société secrète digne d’un improbable film d’espionnage), son charme loufoque s’estompe peu à peu dans son écrin étriqué. À force de jeux de mots sur le poids de la vie, la fable existentielle s’avère même, c’est un comble, un peu lourde.

Synopsis  : Lorsque Marie, scientifique norvégienne, assiste à un séminaire sur le poids réel du kilo à Paris, c’est son propre étalon de la déception, du chagrin, et surtout de l’amour, qui se retrouve sur la balance.

- « DE L’AUTRE COTE DE LA PORTE » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Laurence Thrush - Durée : 1h50min - Pays de production : Japon - Année de production : 2009 - Titre original : Tobira no muko - Distributeur : ED Distribution

Note de la presse : 3.4 /5

Note du public : /5

Critique  : PREMIERE (Damien Leblanc) _ Pour décrire l’enfermement d’un hikikomori (ado japonais reclus dans sa chambre durant des mois ou des années, se coupant du monde et de sa famille), Laurence Thrush utilise une mise en scène aussi statique que son sujet. Des choix discutables atténuant la portée de ce drame qui aurait nécessité plus d’empathie

Synopsis  : Hiroshi vit dans une banlieue de Tokyo avec ses parents et son jeune frère. Un soir, à son retour de l’école, il s’enferme dans sa chambre et pendant deux ans refusera d’en sortir et d’y laisser entrer qui que ce soit. Cette histoire se base sur le phénomène japonais des hikikomori, qui affecterait plus d’un million de jeunes japonais.

- « SELMA » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Ava DuVernay - Avec : David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo - Durée : 2h2min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Titre original : Selma- Distributeur : Pathé !

Note de la presse : 3.7/5

Note du public : 3.6/5

Critique  : PREMIERE (Christophe Narbonne) _ L’académisme, "gros mot" qui définit les films à la direction artistique aboutie et qu’on a tendance à opposer schématiquement à la modernité, est devenu la propriété quasi exclusive du biopic. De "Ray" à "Mandela", en passant par "La Dame de Fer" et "Get on Up", on ne compte plus les portraits officiels – le plus souvent validés, ou mollement contestés par les proches des figures concernées – qui brossent les faits dans le sens du poil et offrent à des acteurs plus ou moins confirmés l’opportunité de briguer un Oscar. "Selma" ne déroge pas à la règle et déroule le tapis rouge à l’intouchable Martin Luther King, le Gandhi noir (dignement incarné par le trapu David Oyewolo), dont les zones d’ombre, comme sa sexualité débridée, sujet tabou aux États-Unis, ne sont ici qu’effleurées. Si l’on regrette que le film ne soit pas réalisé par un metteur en scène directeur d’acteurs plus tordu (Oliver Stone, au hasard), il faut reconnaître à Ava DuVernay une science impeccable du découpage et de la dramaturgie qui se manifeste lors des séquences de marche où la tension entre manifestants et forces de l’ordre atteint son paroxysme. La cinéaste, qui a aussi le sens de l’histoire passée et présente (impossible de ne pas penser aux récentes émeutes de Ferguson), nous rappelle à point nommé que la lutte pour les droits fondamentaux fait inévitablement coïncider traumatisme général, destin(s) individuel(s) et aspirations populaires.

Synopsis  : La lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

- « LE DERNIER COUP DE MARTEAU » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Alix Delaporte - Avec : Romain Paul, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois - Durée : 1h23min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur : Pyramide Films

Note de la presse : 3.7/5

Note du public : 3.5/5

Critique  : PREMIERE (Damien Leblanc) _ Après l’histoire d’amour d’Angèle et Tony, Alix Delaporte filme la quête identitaire d’un ado vivant avec sa mère dans un environnement rude. Lorsque son père, chef d’orchestre qu’il n’a pas connu, vient à Montpellier diriger la 6e Symphonie de Mahler, le jeune homme voit l’occasion d’en apprendre plus sur ses origines tout en s’ouvrant à la musique. Porté par une énergie du désespoir qui rappelle le troublant "Mon âme par toi guérie", de François Dupeyron, ce drame situé dans les décors sauvages de l’Hérault abuse des non-dits avant d’accélérer brillamment le tempo. Célébrant la volonté d’échapper aux foudres du destin qui s’abattent sur ses héros, la cinéaste dote son film d’un romantisme brut auquel contribuent ses comédiens avec force.

Synopsis  : Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions...
Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père...

- « WHITE SHADOW » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Noaz Deshe - Avec : Hamisi Bazili, James Gayo, Salum Abdallah - Durée : 1h55min - Pays de production : Allemagne Italie - Année de production : 2013 - Distributeur : Premium Films

Note de la presse : 4.0/5

Note du public : 3.0/5

Critique  : PREMIERE (Eric Vernay _ En Tanzanie, être albinos peut littéralement vous coûter un bras : des dizaines d’Africains au teint ivoire sont assassinés chaque année et leurs membres amputés revendus au marché noir en raison de leurs supposés pouvoirs magiques. Noaz Deshe dénonce cette pratique barbare dans un sidérant survival vaudou à mi-chemin entre l’univers de Terrence Malick et "Predator", le tout à travers les yeux rêveurs d’"Alias". Traqué, l’adolescent opalin déclare sa flamme dans une décharge publique et défie le soleil du regard. Devant l’absurde réalité (sorcellerie, prostitution sur les tombes), sa rétine peine à se fixer ? C’est un cauchemar éveillé, capté par une caméra tantôt terrienne et tenue à l’épaule, tantôt spectrale, flottant la tête en bas. Comme si les dieux étaient tombés sur la tête.

Synopsis  : Alias, un jeune albinos tanzanien, se réfugie chez son oncle, Kosmos, chauffeur de camion, après avoir été témoin du meurtre barbare de son père. Alias apprend vite les lois de la ville. Il vend des lunettes de soleil, des dvd et des portables. Il est proche d’Antoinette, la fille de Kosmos, au grand dam de celui-ci. Il va aussi vite être remarqué pour la couleur de sa peau. « Les albinos ne meurent pas, ils disparaissent. »

- « REVOLUTION ZENDJ » - Comédie dramatique - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Tariq Teguia - Avec : Fethi Ghares, Sean Gullette, Kader Affak - Durée : 2h17min - Pays de production : Algérie France Liban Qatar - Année de production : 2013 - Titre original : Thwara Zanj - Distributeur : Zendj

Note de la presse : 3.6/5

Note du public : /5

Critique  : PREMIERE (Damien Leblanc)_ Fidèle à son style de cartographe qui trace des frontières symboliques, Tariq Teguia (auteur de "Rome plutôt que vous" et d’"Inland") s’interroge sur les luttes démocratiques qui se jouent dans le bassin méditerranéen et privilégie la beauté plastique à la construction solide de personnages. S’appuyant sur des dialogues répétitifs (il est beaucoup question de fantômes) qui surlignent le sens à donner aux images, "Révolution Zendj" sait pourtant regarder l’avenir avec rage et détermination.

Synopsis  : Ibn Battutâ, la trentaine d’années, est journaliste dans un quotidien algérien. Un banal reportage sur des affrontements communautaires dans le Sud algérien le conduit imperceptiblement sur les traces de révoltes oubliées du 8e au 9e siècle sous le Califat abbaside en Irak. Pour les besoins de son investigation, mais au prétexte d’enquêter pour le compte de son journal sur l’état de la « Nation arabe », IB se rend dans un premier temps à Beyrouth, ville qui incarna durant plusieurs décennies toutes les luttes et les espoirs du Monde arabe.

- « LIBRES » - Documentaire - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Jean-Paul Jaud - Durée : 1h45 min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur : J+B Distribution

Note de la presse : 2.5/5

Note du public : 3.6/5

Critique  : PREMIERE (Mathias Averty) _ À travers le regard d’enfants, "Libres !" explore les risques du nucléaire et ses alternatives. Après Fukushima, un discours se construit grâce au dialogue entre générations. Mais si le ton est poétique et les idées sensées, ce docu un peu longuet brasse de l’air comme une éolienne mal huilée. Plus citoyen que militant, il lui manque une vraie énergie. De celle qui donne envie de s’impliquer.

Synopsis  : En France, des enfants insouciants et joyeux participent à un stage « Musique et Nature », en bordure de la Gironde, non loin de la centrale nucléaire du Blayais. Au Japon, des enfants en exil de leur ville natale, réfugiés et isolés de leurs amis et de la nature, prennent brutalement conscience de ce qu’ils ont perdu à jamais et de l’irréversibilité de leur vie.
Au Danemark, dans l’île de Samsø, des enfants insouciants et joyeux ont pour ligne d’horizon sur la mer, d’élégantes éoliennes qui tournent, tournent, tournent... « Libres ! » est un film poétique qui, par la voix de ses intervenants issus des sociétés civile et politique, aux mots forts et prégnants, nous propose de reconquérir notre liberté, celle intimement liée aux énergies renouvelables, les énergies du 21ème siècle.

- « KOMMUNISTEN » - Documentaire - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Jean-Marie Straub - Durée : 1h10min - Année de production : 2015 - Distributeur : JHR

Note de la presse : 4.0/5

Note du public : /5

Critique  : Télérama par Jacques Morice _ Le monde change, mais pas lui. Rage au ventre, caméra au poing, Jean-Marie Straub continue son cinéma pur et dur (...). Le film possède néanmoins un atout : donner un aperçu accessible de la "Straubie", vu qu’il s’agit d’une sorte de compilation du cinéaste par lui-même.

Synopsis  : A 81 ans, Jean-Marie Straub se propose une fois encore de surprendre et d’inventer. Kommunisten se compose de six parties dont cinq extraites de ses oeuvres précédentes. Il ne s’agit pas ici pour Jean-Marie Straub de s’auto-citer mais bien au contraire de faire s’entrechoquer différents blocs (de textes, de temps et de langues) pour mettre en lumière l’invisible des sentiments et du politique. C’est un film d’aventures dont il s’agit là, de l’aventure Humaine, du siècle passé et de celui qui vient. Tout ce qui fonde le cinéma de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet depuis 50 ans trouve dans ce projet sa forme la plus nouvellement brute.

Adaptation du roman Le temps du mépris d’André Malraux

TELERAMA N’ AIME PAS, MAIS CE N’EST PAS UNE RAISON POUR NE PAS Y ALLER

Cotation : 2/5

- « L’AMOUR NE PARDONNE PAS » - Romance - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Stefano Consiglio - Avec : Ariane Ascaride, Helmi Dridi, Francesca Inaudi - Durée : 1h22min - Pays de production : Italie - Année de production : 2014 - Distributeur : Bellissima Films

Note de la presse : 1.7/5

Note du public : 3.0/5

Critique  : PREMIERE (Bernard Achour) _ Érotisée comme elle ne l’avait plus été depuis Marie-Jo et ses deux amours, Ariane Ascaride est l’épicentre de ce pur mélodrame. Infirmière française installée en Italie, elle affole le cœur et les hormones d’ un bel immigré arabe de trente ans son cadet. Passion impossible, volte-face écœurée de l’entourage professionnel, suspicion du voisinage, scandale dans la famille, doutes de l’une ("Je pourrais être ta mère"), certitudes de l’autre ("Ton âge ne compte pas")… Toutes les figures imposées du genre sont déclinées, et le résultat se montre parfois touchant. Mais les ruptures de ton hystériques déboulent sans prévenir, la naïveté de certaines péripéties laisse sans voix, on se surprend alors à convoquer le souvenir du « Corps à cœur » de Paul Vecchiali, et la comparaison achève d’enfoncer le clou.

Synopsis  : Une femme, un homme, deux cultures et des années qui les séparent : Adriana et Mohamed parviendront-ils à dépasser les préjugés du monde qui les entoure ? Une histoire d’amour sincère au cœur de l’Italie du Sud.

- « THE VOICES » - Thriller - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Marjane Satrapi - Avec : Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick - Durée : 1h43min - Pays de production : Allemagne Etats-Unis - Année de production : 2014 - Titre original : The Voices - Distributeur : Le Pacte

Note de la presse : 3.7/5

Note du public : 3.2/5

Critique  : PREMIERE (Christophe Narbonne) _ Contrairement à ce qu’aurait pu laisser croire son dernier long métrage ("La Bande des Jotas"), imbuvable potacherie surréaliste, Marjane Satrapi a de la suite dans les idées. "The Voices" fait en effet la synthèse entre son univers poétique, ses idées noires et ses aspirations loufoques en racontant les déboires d’un serial killer de circonstance, schizo en mal d’amour qui parle à son chien diplomate et à son chat semeur de troubles. Au-delà de l’équilibre difficilement trouvé entre parodie gore, singerie existentielle et léger esprit de sérieux, son film propose une vision cauchemardesque de l’Amérique – travailleurs neurasthéniques en tenues roses, femmes dominatrices ou nunuches… C’est à cette méchanceté, caricaturale et gratuite, que "The Voices" doit ses meilleurs moments.

Synopsis  : Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

- « HORSE HEAD » - Film fantastique - Interdit au -12 ans - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Romain Basset - Avec : Lilly-Fleur Pointeaux, Catriona MacColl, Murray Head - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur : Tanzi Distribution

Note de la presse : /5

Note du public : /5

Critique  : PREMIERE (Joachim Cohen) _ Ce thriller horrifique cumule les approximations en termes de récit et de direction d’acteurs, ne faisant hélas jamais oublier son côté fauché.

Synopsis  : Depuis son enfance, Jessica est hantée par des cauchemars récurrents dans lesquels elle est poursuivie par une mystérieuse créature à tête de cheval appelée HORSEHEAD. Dans l’espoir de retrouver la paix, Jessica a entamé des études de psychophysiologie des rêves.
Suite au décès de sa grand-mère maternelle, Jessica est contrainte de retourner dans la maison familiale. A son arrivée, elle découvre que son aïeule défunte reposera dans la chambre mitoyenne de la sienne durant la veillée mortuaire...
Après une première nuit agitée par un nouveau cauchemar, Jessica tombe subitement malade. Clouée au lit par une forte fièvre, la jeune femme décide d’utiliser son état léthargique pour expérimenter le rêve lucide et essayer ainsi de prendre le contrôle de ses cauchemars, une pratique dangereuse dont certains ne se remettent jamais.
Jessica évolue alors dans son propre monde onirique. Elle mène l’enquête afin de découvrir le mal qui la ronge elle et sa famille depuis des générations. Elle devra aussi affronter une dernière fois le maléfique HORSEHEAD.

TELERAMA N’A PAS D’AVIS A VOUS DE VOIR

- « LAZARUS EFFECT » - Film d’horreur - Date de sortie : 11 mars 2015 > - Réalisé par : David Gelb - Avec : Mark Duplass, Olivia Wilde, Donald Glover - Durée : 1h23min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2014 - Distributeur : Metropolitan

Note de la presse : 2.2/5

Note du public : 3.1/5

Critique  : Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche _ Si la première partie comporte des scènes d’épouvante assez réussies, le scénario rend rapidement les armes pour déraper dans le grand guignol. Dommage.

Synopsis  : À la tête d’un groupe de recherche, Frank et sa fiancée Zoe ont réalisé l’impossible : ressusciter les morts. Après un essai réussi, mais non autorisé, sur un le cadavre d’un animal récemment décédé, l’équipe décide de rendre publique sa découverte. Pourtant, lorsque le président de leur université apprend l’existence de leurs recherches secrètes, leur projet est aussitôt interrompu et leur matériel confisqué.
Frank, Zoe et leurs collègues contre-attaquent, tentant de réitérer l’expérience de leur côté : malheureusement, l’opération est un désastre et Zoe meurt dans d’atroces circonstances. Terrorisé et bouleversé à la fois, Frank pousse alors le reste de son équipe à entreprendre l’impensable : ressusciter, pour la première fois, un être humain.

- « LES CONTES DE LA MER » - Film d’animation Court métrage - Enfants - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Aleksandra Zareba ,Ignacio Ruiz - Durée : 45min - Pays de production : Chili Allemagne Tchécoslovaquie - Année de production : 2014 - Distributeur : KMBO

Note de la presse : /5

Note du public : /5

Critique  :

Synopsis  : Un programme de 3 courts métrages d’animation pour découvrir le monde de la mer :
- Le petit bateau en papier rouge de Aleksandra Zareba (13’) : Un petit bateau en papier rêve d’explorer le monde. Il part donc à l’aventure sur toutes les mers de la Terre.
- Enco, une traversée à vapeur de Ignacio Ruiz et Gabriela Salguero (17’) : Sur une plage déserte, un petit garçon s’embarque à bord d’une mystérieuse épave. Commence alors son voyage où s’entremêlent rêve et réalité.
- Le Bonhomme de sable de Pärtel Tall (15’) : Qu’arrive-t-il lorsque nous quittons la plage le soir ? De drôles de créatures de sable prennent alors vie.

A partir de 3 ans

- « A TOUT JAMAIS » - Drame - Date de sortie : 11 mars 2015 Réalisé par : Nic Balthazar - Avec : Koen De Graeve, Geert Van Rampelberg, Lotte Pinoy - Durée : 1h58min - Pays de production : Belgique - Année de production : 2012 - Titre original : Tot altijd - Distributeur : Bodega Films

Note de la presse : /5

Note du public : 3.0/5

Critique  :

Synopsis  : Thomas, Mario, Lynn et Speck forment une bande de joyeux drilles, jeunes, un peu dingues et révolutionnaires. Le temps passe et chacun suit son chemin. Mario se marie, a un enfant, puis divorce, avant qu’on lui diagnostique une sclérose en plaques. Chaque jour, son état se détériore, chaque jour, il perd un peu de l’indépendance qu’il chérit tant. Encore animé par les convictions politiques de sa jeunesse, il se lance dans une lutte pour que soit reconnu en Belgique le droit à l’euthanasie.

« A tout jamais » est basé sur des faits réels, Mario Verstaete ayant existé et lutté en faveur de la loi sur la fin de vie.

- « NIGHT RUN » - Action - Date de sortie : 11 mars - Réalisé par : Jaume Collet-Serra - Avec : Liam Neeson, Ed Harris, Joel Kinnaman - Durée : 1h54min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2014 - Titre original : Run All Night - Distributeur : Warner Bros Pictures France

Note de la presse : 3.5/5

Note du public : 2.9/5

Critique  : 20 Minutes _ Par Caroline Vié _ Ed Harris, épatant comme toujours (...) apporte une dimension tragique à un face-à-face de vieux de la vieille contraints de se déchirer par amour paternel. La force de ce comédien formidable se communique à cette histoire d’hommes menée pied au plancher

Synopsis  : À Brooklyn, Jimmy Conlon, mafieux et tueur à gages qu’on surnommait autrefois le Fossoyeur, n’est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, qui a aujourd’hui 55 ans, est hanté par ses crimes – et traqué par un inspecteur de police qui, depuis 30 ans, n’a jamais renoncé à l’appréhender. Et ces derniers temps, il semble que le whisky soit le seul réconfort de Jimmy.
Mais lorsqu’il apprend que sa prochaine mission consiste à éliminer Mike, son fils qu’il n’a pas revu depuis des années, Jimmy doit choisir entre la "famille" mafieuse qu’il s’est construite et la vraie famille qu’il a abandonnée il y a bien longtemps. Tandis que Mike est en cavale, Jimmy comprend que pour racheter ses fautes passées, il lui faut sans doute protéger son fils du sort funeste qui l’attend lui-même désormais… Alors qu’il n’est plus en sécurité nulle part, Jimmy ne dispose que d’une seule nuit pour résoudre son conflit de loyautés et s’amender enfin.

- « MA MERE ET MON PERE (Annem ve Babam) - Documentaire - Date de sortie : 11 mars 2015 - Réalisé par : Müret Isitmez - Durée : 1h45min - Pays de production : France - Année de production : 2015 - Distributeur : MIML Production

Note de la presse : 1.0/5

Note du public : /5

Critique  : PREMIERE (Bernard Achour) _ Rien de plus humain que de vouloir connaître le passé de ses parents. Rien de plus indispensable aussi que de penser "cinéma" lorsqu’on décide d’ en tirer un film. Or il émane de ce documentaire un statisme, une absence de construction et, pire, un désintérêt tel que seul un ennui aussi terrible que désolé répond à son incontestable sincérité.

Synopsis  : Gülperi et Hasan, français d’origine turque, ont émigré de la Turquie vers la France dans les années soixante dix. A travers un retour sur leurs différents lieux de vie et de migration, nous découvrons les chemins qu’ils ont empruntés, les difficultés qu’ils ont rencontrées en Turquie et en France, ainsi que les raisons qui les ont poussées à émigrer.
Tout au long de ce voyage, nous découvrons aussi leur histoire d’amour, marquée par de multiples séparations et sacrifices, conséquences de la pauvreté et de la nécessité d’aller chercher du travail toujours plus loin.
Ce film est donc un hommage à tous ces êtres qui, un jour, ont eu le courage d’aller vers un ailleurs, dans l’espoir d’un meilleur, tout comme Gülperi et Hasan ; un portrait croisé de deux êtres ordinaires aux parcours extraordinaires.