Palmarès de la 13° Edition du FIFDH Genève

  • Mis à jour : 8 mars 2015

////// SECTION DOCUMENTAIRES DE CREATION

Le Jury international documentaires de création était présidé par Eric Cantona aux côtés de Xiaolu Guo, Yasmina Khadra et Fernand Melgar.

GRAND PRIX DE GENEVE (CHF 10’000)

- « ON THE BRIDE’S SIDE » d’Antonio Augugliaro, Gabriele del Grande, et Khaled Saliman Al Nassiry

Pour la belle leçon d’humanité et de solidarité citoyenne, qui manquent cruellement aujourd’hui. Pour l’engagement et le courage des réalisateurs qui ont su accompagner une aventure humaine jusqu’au bout du rêve et qui l’a rendue possible, et aussi pour l’angle particulièrement intelligent et singulier sous lequel le sujet est traité.

Synopsis = Un poète palestinien et une journaliste italienne rencontre cinq Palestiniens et Syriens qui ont rejoint l’Italie via l’île de Lampedusa pour fuir la guerre en Syrie. Ils décident de les aider à poursuivre leur voyage vers la Suède, en espérant éviter leur arrestation pour trafic. Ils simulent pour se faire un mariage. Avec un ami palestinien ils organisent un mariage où sont invités des invités italiens et syriens. Commence alors un voyage de 4 jours pour parcourir les 3000 kms qui les séparent de la Suède.

- PRIX GILDA VIEIRA DE MELLO EN HOMMAGE A SON FILS SERGIO VIEIRA DE MELLO (CHF 5’000)

Offert par la Fondation Barbara Hendricks pour la Paix et la Réconciliation

- « SPARTACUS & CASSANDRA » de Ioanis Nuguet
Pour la mise en lumière du problème séculaire de l’intégration de la communauté Rom en Europe et le choix tragique qu’on propose aux enfants, contraints d’opter pour les promesses d’un avenir normalisé au détriment de leurs propres parents.

Synopsis
Spartacus, jeune Rrom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

- Mention spéciale à « THE WANTED 18 » d’Amer Shomali et Paul Cowan,
Pour la poésie et l’humour que les réalisateurs opposent à l’absurdité humaine.

Le jury a tenu à féliciter le comité de sélection, composé de Isabelle Gattiker, Daphné Rozat, Léo Kaneman et Alfio Di Guardo pour la qualité exceptionnelle des documentaires de création choisis. La diversité et l’intelligence des sujets traités et la grande générosité des réalisateurs ont rendu les délibérations très difficiles.

Synopsis
Utilisant la technique du stop-motion, le dessin et des interviews, les réalisateurs Amer Shomali et Paul Cowan recréent l’incroyable histoire vraie de la première Intifada palestinienne : la poursuite par l’armée israélienne de 18 vaches, dont la production indépendante de lait dans une ferme collective palestinienne fut déclarée “une menace" pour la sécurité nationale de l’Etat d’Israël

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

Offert par la Fondation Eduki

- « SOMETHING BETTER TO COME » de Hanna Polak
A l’heure où les droits humains sont bafoués, nous avons décidé de récompenser le travail d’une réalisatrice qui s’est impliquée pendant 14 ans à dénoncer la réalité d’êtres humains ignorés par un gouvernement sensé respecter leurs droits.
Les images impressionnantes de ce film montrent les conditions pitoyables des habitants d’une décharge publique moscovite.

Synopsis :
Aux alentours de Moscou, se trouve la plus grand décharge du monde : le Svalka. Cet endroit, géré par la mafia russe, est impitoyable. Yula vit dans cet enfer avec sa mère, ses amis et de nombreuses autres personnes. Vivre là-bas semble insoutenable, pourtant la beauté et l’humanité qui émanent de ces conditions de vie peuvent déstabiliser. Yula rêve de s’évader et de changer de vie, même si cela semble impossible. Hanna Polak a suivi Yula pendant près de 14 ans, elle nous permet d’entrevoir son périple vers la réalisation de son rêve.

Jury : Caroline Arter, Gizem Bayandur, Théo Fonjallaz, Eva Meyer, Laura Scacchi, Jonas Tjepkema

////// SECTION FICTION ET DROITS HUMAINS

Le Jury International Fiction et droits humains était présidé par Arsinée Khanjian, aux côtés de Joëlle Bertossa, Germinal Roaux et Philippe Cottier.

GRAND PRIX FICTION ET DROITS HUMAINS (CHF 10’000)

Offert par la Fondation Hélène et Victor Barbour

-  « CHARLIE’S COUNTRY » de Rolf de Heer
Un film qui, au travers du portrait d’un aborigène, aborde la question sensible de la cohabitation entre deux cultures et la confrontation du mode de vie traditionnel avec le monde moderne. Le jury a été touché par des personnages très forts et un scénario au regard authentique. Cette histoire révèle une problématique sociale et culturelle enracinée dans notre histoire, qui interpelle chacun d’entre nous sur notre mode de vie contemporain.

Synopsis =
Blackfella Charlie, un ancien guerrier aborigène, n’est pas content. L’intervention du gouvernement rend la vie plus difficile dans sa communauté isolée où les lois des Blancs sont maintenant appliquées plus strictement. Charlie, qui passe par la case prison pour avoir voulu se rebeller, décide alors de prendre la route pour suivre le mode de vie des anciens. Malgré tous ses efforts, il a bien du mal à communier avec sa terre d’origine. Malgré lui, il déclenche une suite d’événements qui aboutira à son retour dans sa communauté, assagi et un peu plus raisonnable..

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

Offert par les Brigades de Paix Internationales « CHARLIE’S COUNTRY » de Rolf de Heer

Nous avons décidé de décerner notre Prixau film qui nous a marqué par sa qualité d’image exceptionnelle, ainsi que par ses personnages particulièrement attachants.
Dans un cadre sérieux et actuel, ce film nous amène à une remise en question des fondements de notre société, ainsi qu’à une réflexion sur les violations concrètes des droits de l’Homme, dans un pays considéré comme développé. Ce cadre difficile est néanmoins allégé par un humour décalé. Les acteurs, par leur jeu brillant, nous font voyager entre rires et larmes.

Un emprisonnement incompris, un buffle qui revît.
Après avoir vu et débattu, ce soir ... nous somme tous Charlie.

Jury : Jefferson Bettini, Tiffany Borella, Gaia Brezzi, Yaron Dibner, Nadia El-Hindi, Harold Unterlerchner

////// SECTION OMCT

Décerné par le Jury de l’OMCT, atribué à un.e cinéaste dont le film témoigne de son engagement en faveur des droits humains, pour soutenir l’écriture de son prochain film.

GRAND PRIX DE L’ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE (OMCT) (CHF 5’000)

- « TCHETCHENIE, UNE GUERRE SANS TRACES » de Manon Loizeau.
Pour sa force et sa pertinence dans le témoignage des violations des droits de l’homme, son hommage aux victimes de la torture et des enlèvements par le régime de Ramzan Kadyrov, qui règne en autocrate absolu. Le film nous rappelle cette situation dramatique qui échappe de plus en plus à l’attention de la communauté internationale.

Synopsis =
En 1995, Boris Eltsine déclare la guerre à la Tchétchénie, petit pays du Caucase, qui lui a fait l’affront de se proclamer indépendant. En 1999, c’est Poutine qui, au prétexte de lutter contre le terrorisme, lance ses blindés et ses bombes contres les Tchétchènes. Vingt ans et quelque 150 000 morts plus tard, le régime du président Ramzan Kadyrov, inféodé à Moscou, s’emploie à éradiquer la mémoire de la guerre et impose un culte de la personnalité digne de l’ère stalinienne. Si le territoire a été spectaculairement reconstruit, ses citoyens continuent de disparaître. De rares voix dissidentes, témoins de la tragédie d’un peuple que le monde a oublié, prennent le risque de dénoncer cette terreur d’Etat.

PRIX DU JURY DU CENTRE DE DETENTION DE LA CLAIRIERE

« L’Abri » de Fernand Melgar a reçu le prix du Jury remis par les jeunes de la Clairière dans le cadre du programme “Hors-les-Murs“.
Les jurés ont particulièrement été touchés par la mise en scène et la dénonciation faite de la situation des personnes sans-abris et sans papiers qui cherchent une issue.

Synopsis =
Un hiver au cœur d’un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. A la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée qui donne lieu à des bousculades parfois violentes.