Sorties cinema du 18 février 2015

  • Mis à jour : 18 février 2015

Critiques extraites de Télérama et autres magazines dont Allociné et Première

Sorties du mercredi 18 au mardi 24 février 2015

TELERAMA AIME BEAUCOUP

Cotation 4/5

- « REALITE » - Comédie - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Quentin Dupieux - Avec : Alain Chabat, Jonathan Lambert, Elodie Bouchez - Durée :
1h27min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur : Diaphana Distribution

Note de la presse : 3.5/5

Note du public : 3.5/5

Critique  : Premiere (Christophe Narbonne) _ Dire qu’on attendait le nouveau Quentin Dupieux est un euphémisme. Avec Alain Chabat en tête d’affiche, son maître ès absurde, on allait voir ce qu’on allait voir. La frustration est donc à la hauteur de l’attente sans doute déformée par l’envie qu’il confirme les promesses de "Steak" et de "Wrong", précis de non-sens, entre "branchitude" et désinvolture, auquel il manquait une unité, une direction. Avec ses intrigues parallèles jamais raccord (un caméraman qui souhaite réaliser un film d’horreur ; une fillette obsédée par une cassette vidéo ; un présentateur hypocondriaque), "Réalité" prolonge cette espèce de gratuité caractérisant l’oeuvre du cinéaste, qui se refuse obstinément à la lisibilité et à l’interprétation. Si la révolution Dupieux n’a pas eu lieu, on continue néanmoins de sourire devant certaines situations dadaïstes dont il a le secret.

Synopsis  : Jason, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshal, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma....

TELERAMA AIME UN PEU

Cotation 3/5

- « KINGSMAN : SERVICES SECRETS » - Film d’aventures Action- Tous publics avec avertissement - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Matthew Vaughn - Avec : Colin Firth, Samuel L. Jackson, Mark Strong - Durée : 2h8min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2014 - Distributeur : 20th Century Fox

Note de la presse : 3.9/5

Note du public :4.2 /5

Critique  : Premiere (Christophe Narbonne) _ Ils sont vraiment forts ces Anglais. Depuis Daniel Craig, James Bond a clairement perdu de sa superbe et de sa suprême coolitude. Du coup, ils se permettent aujourd’hui de créer un nouveau héros supposé réinventer cette geste inaugurale que 007 a peu à peu abandonnée avec le temps. Logiquement, c’est le diablotin Matthew Vaughn qui s’attelle à cette mission impossible. Porte-flingue, avec Guy Ritchie, d’un nouveau cinéma britannique nourri de clips, de pub, de pop culture et de blockbusters, ce réalisateur a prouvé avec "Layer Cake", "Kick-Ass" ou "X-Men – Le Commencement" qu’il était incontestablement taillé pour relever les challenges. Son idée ? Faire respectueusement du neuf avec du vieux. Le choix de Colin Firth – incarnation on ne peut plus chic du fl egme british – dans le rôle du mentor imperturbable aussi à l’aise avec les usages qu’avec le maniement d’un parapluie meurtrier en est l’illustration la plus évidente. On peut également citer le personnage du méchant que Samuel L. Jackson, affublé d’un zozotement ridicule, pousse vers le grotesque. Le film entier est innervé par des références fun et par une volonté de postmodernisme consistant à obtenir la recette définitive de l’élégance et de la désinvolture, en mélangeant le film d’espionnage de papa, la comédie délirante et le film d’action de haute voltige. On peut affirmer, sans crainte d’être démenti par les puristes, que la mission est ici parfaitement remplie.

Synopsis  : KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy.
Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie ?

Adaptation de la série de comics écrits par Mark Millar et dessinés par Dave Gibbons

- « BOB L’EPONGE : LE HEROS SORT DE L’EAU » - Film d’animation - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Paul Tibbitt et Mike Mitchell - Avec : Clancy Brown, Tom KENNY, Bill Fagerbakke - Durée : 1h32min - Pays de production Etats-Unis - Année de production : 2014 - Titre original : Spongebob Squarepants 2 - Distributeur : Paramount Pictures France

Note de la presse : 2.9/5

Note du public : 3.0/5

Critique  : Cinenews.be (Sophie Rizzi) _ Gags en cascade, personnages loufoques, on retrouve l’ambiance qui fait le succès du dessin-animé. Les petits vont se régaler.

Synopsis  : Tout baigne à Bikini Bottom pour Bob l’éponge, l’éternel optimiste et ses amis : Patrick l’étoile de mer fidèle, Carlo le calamar égoïste, Sandy l’écureuil et Monsieur Krabs, le crustacé obsédé par l’argent !
Cependant tout bascule quand la recette du pâté de crabe est volée par le diabolique pirate Steak Barbare (et les mouettes qui ne le quittent jamais…) ! Pour sauver leur monde, Bob et ses amis vont unir leurs forces (avec l’aide de Plankton, l’ennemi de toujours !) et débarquer dans le nôtre ! Transformés en super-héros, ils vont apprendre à maîtriser leurs super-pouvoirs, mais … ça va faire des vagues !

Existe en version 3D
Suite du film Bob l’éponge

- « BIS » - Comédie - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Dominique Farrugia - Avec : Franck Dubosc, Kad Merad, Alexandra Lamy - Durée : 1h38min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur : EuropaCorp

Note de la presse : 3.2/5

Note du public : 2.9/5

Critique  : Le Journal du Dimanche - Par Stéphanie Belpêche
(...) si le démarrage est laborieux et le scénario ne sort jamais vraiment de ses rails, on reste surpris et emballé par la drôlerie de situations irrésistibles et par l’abattage des acteurs, en particulier Kad Merad, excellent.

Synopsis  : Éric et Patrice sont amis depuis le lycée. Au fil des années, chacun a pris un chemin très différent : d’un côté Éric, hédoniste sans attaches aux multiples conquêtes, et de l’autre Patrice, père de famille « monogame » à la vie bien rangée. Après une soirée bien arrosée, les deux amis d’enfance se retrouvent propulsés en 1986 alors qu’ils n’ont que 17 ans.Ce retour dans le passé est l’occasion rêvée pour tenter de changer le cours de leur vie.
Que vont-ils faire de cette seconde chance ?

- « VINCENT NE FAIT PAS D’ECAILLES » - Film fantastique - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Thomas Salvador - Avec : Thomas Salvador, Vimala Pons, Youssef Hajdi - Durée : 1h18min - France - Année de production : 2014 - Distributeur : Le Pacte

Note de la presse : 3.9/5

Note du public : 3.5/5

Critique  : Le Point (Phalène de la Valette) _ Prenant le contre-pied absolu du genre super-héroïque, le réalisateur opte pour une narration épurée, dépouillée, discrètement comique. Elle a quelque chose de très poétique. De prodigieusement agaçante, aussi, par son ambition maniérée : Vincent est un taiseux qu’on aimerait secouer et dont on se demande au fond s’il est brillant ou stupide.

Synopsis  : Vincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l’eau. Pour vivre pleinement ce don, il s’installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d’une escapade aquatique, il est surpris par Lucie dont il tombe amoureux.

- « THINGS PEOPLE DO » - Film policier - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Saar Klein - Avec : Wes Bentley, Jason Isaacs, Vinessa Shaw - Durée : 1h50min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2014 - Titre original : After the Fall - Distributeur : Chrysalis Films

Note de la presse : 3.0/5

Note du public : 2.9/5

Critique :StudioCiné Live (Christophe Chadefaud) _ Quand le rêve américain est broyé par la crise, Wes Bentley, en père de famille aspiré dans la spirale du mensonge, fait monter la pression d’un cran. Fortiche.

Synopsis  : Bill, un père de famille dévoué perd son travail du jour au lendemain. Il n’a alors pas d’autre choix que celui d’entrer, presque à son insu, dans l’illégalité. Quand il se lie d’amitié avec un inspecteur de police, c’est la double vie qui est désormais la sienne qui risque, à terme, d’être révélée

- « MAX ET LENNY » - Drame - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par :
Fred K. Nicolas - Avec : Camélia Pand’Or, Martial Bezot, Mathieu Demy - Durée : 1h25min - Pays de production : France - Année de production : 2014 - Distributeur :
Shellac

Note de la presse : 3.9/5

Note du public : 3.3/5

Critique  : Premiere (Isabelle Danel) _ À Marseille, dans les quartiers dits "sensibles", Lenny, orpheline renfermée, joue les guetteurs pour son dealer de frère. Elle rencontre la lumineuse Max, qui s’occupe de ses frères et soeurs depuis que sa mère a été expulsée. L’une est d’origine maghrébine, l’autre d’origine congolaise. La seconde donnera à la première foi en la vie en l’encourageant à faire du rap et en l’aidant à se rapprocher de sa fillette de 2 ans. Par petites touches (le réalisateur cosigne le scénario avec François Bégaudeau), l’univers de ces personnages denses et complexes à mille lieues des clichés nous est révélé. Camélia Pand’Or (formidable rappeuse) et Jisca Kalvanda sont exceptionnelles. Toujours en mouvement, en marche, comme pour ne pas tomber, elles inspirent la mise en scène autant que celle-ci les sert dans un Marseille bigarré et toujours authentique.

Synopsis  : Lenny est une adolescente sauvage et solitaire d’une cité des quartiers nord de Marseille. C’est par le rap qu’elle exprime les difficultés de son quotidien. C’est aussi par lui qu’elle réussit à s’en évader.
Un soir, alors qu’elle répète en cachette dans un chantier à l’abandon, Lenny rencontre Max, une jeune Congolaise sans papier qui elle tombe sous le charme de sa voix et de la puissance de ses mots

TELERAMA N’AIME PAS MAIS CE N’EST PAS UNE RAISON POUR NE PAS ALLER VOIR

Cotation 2/5

- « BONS A RIEN » - Comédie - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Gianni Di Gregorio - Avec : Gianni Di Gregorio, Marco Marzocca, Valentina Lodovini - Durée : 1h27min - Pays de production : Italie - Année de production : 2014 - Titre original : Buoni a Nulla - Distributeur : Bellissima Films

Note de la presse : 2.8/5

Note du public : 3.0/5

Critique  : Premiere (Eric Vernay) _ Se réinventer à l’âge de la retraite ? Gianni Di Gregorio l’a fait en réalisant son premier film, "Le Déjeuner du 15 août", à 59 ans. On découvrait alors son sympathique alter ego, qu’il incarnait lui-même, repris dans "Gianni et les femmes", puis ici. Dans ce troisième volet, le sexagénaire doit apprendre à hausser le ton car son entourage abuse de sa gentillesse naturelle. "Deviens méchant !" : voilà le leitmotiv improbable, proféré par un médecin, de ce récit initiatique tardif, satire de notre société de la gagne à tout prix. Subtilement transgressif, le film fait toujours primer la nuance sur l’efficacité comique, la bienveillance (portée par de très beaux seconds rôles) sur le cynisme. Les gags marchent parfois de guingois, à l’instar de cet antihéros qui veut juste danser sans se faire marcher sur les pieds.

Synopsis  : Combien d’injustices doit encore subir le pauvre Gianni ?
De ses collègues de bureau, à son infecte voisine, jusqu’aux exigences impossibles de son ex-femme, les brimades qu’il vit au quotidien sont infinies.
Il faudrait se mettre en colère et apprendre à se faire respecter, mais comment fait-on ?

TELERAMA N’A PAS D’AVIS A VOUS DE VOIR

- « FASCISM INC. » - Documentaire - Date de sortie : 18 février 2015 - Durée :
1h14min - Pays de production : grec - Année de production : 2014 - Titre original : Fascism Inc.

Note de la presse : /5

Note du public : 3.0/5

Critique  :

Synopsis  : Dans son nouveau documentaire, Aris Hadjistéphanou montre comment les industriels et les banquiers ont appuyé le fascisme dans les années 20 et 30, afin de détruire les mouvements socialistes et les syndicats. Aujourd’hui, à nouveau en temps de crise, ce schéma se reproduit à la périphérie de l’Europe : en Grèce des partis d’extrême droite comme « L’Aube Dorée » et « L.A.O.S. » ont été soutenus par une partie des élites économiques et les groupes médiatiques. « L.A.O.S. » a même été salué par l’UE et le FMI dans le cadre du gouvernement non élu de Lucas Papadimos. Un jeu risqué qui peut facilement devenir hors de contrôle.

- « AMERICAN SNIPER » - Drame - Date de sortie : 18 février 2015 - Réalisé par : Clint Eastwood - Avec : Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes - Durée 2h14min - Pays de production : Etats-Unis - Année de production : 2015 - Titre original : American Sniper - Distributeur : Warner Bros Pictures France

Note de la presse : 3.8/5

Note du public : 3.8/5

Critique :Premiere (Gérard Delorme) _ Toujours d’attaque, Clint Eastwood s’inspire de l’autobiographie de Chris Kyle, le tireur d’élite le plus efficace de l’histoire américaine pour aborder le thème complexe et ambigu des effets de la guerre moderne sur ceux qui la font. Tel John Wayne dans "La Prisonnière du désert", Bradley Cooper incarne ce personnage persuadé d’oeuvrer pour le bien mais qui n’a pas conscience du mal qu’il se fait à lui-même et à son entourage. Le réalisateur, qui a pris position contre l’engagement américain en Irak et en Afghanistan, prend ses distances par rapport à son "héros" dont le seul code moral est dicté par le précepte paternel de n’être ni un loup ni un mouton. Étrangement, le cinéaste conclut sur des images qui consacrent la légende alors qu’il entend raconter la réalité tragique d’un homme qui, ayant vécu par l’épée, est mort par l’épée.

Synopsis  : Tireur d’élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d’innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de "La Légende". Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu’il devient une cible privilégiée des insurgés.
Malgré le danger, et l’angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s’imposant ainsi comme l’incarnation vivante de la devise des SEAL : "Pas de quartier !" Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu’il ne parvient pas à retrouver une vie normale.

Le film est nommé dans la catégorie Meilleur Film, Meilleur acteur (Bradley Cooper), Meilleur montage, Meilleur son (montage), Meilleur son (mixage), Meilleur scénario adapté aux Oscars 2015