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Les 15 meilleurs films de l’année 2014 selon Télérama

  • Mis à jour : 26 décembre 2014

LES 15 FILMS PREFERES DES LECTEURS DE TELERAMA

Les rédacteurs de “Télérama” et les lecteurs ont voté pour élire les 15 meilleurs films de l’année. Un palmarès qui fait la part belle à Xavier Dolan, Wes Anderson et Nuri Bilge Ceylan sans oublier l’épure des Dardenne ni la virtuosité de Steve Mc Queen.

1. Mommy réalisé par Xavier Dolan
Avec « Mommy », Xavier Dolan, 25 ans et déjà cinq films, franchit un cap, passe plusieurs vitesses à la fois. Il s’envole. Il n’a même plus besoin d’un sujet choc (le changement de sexe de Melvil Poupaud dans « Laurence Anyways ») ni d’emprunter au cinéma de genre (le thriller hitchcockien dans « Tom à la ferme »). Pour maintenir la tension pendant plus de deux heures, il lui suffit, cette fois, de faire exister intensément ses trois cabossés magnifiques et d’orchestrer une savante alternance d’accélérations et d’accalmies...

2. The Grand Budapest Hotel réalisé par Wes Anderson
Zubrowka... Est-ce en pensant à une célèbre marque de vodka que Wes Anderson a choisi ce nom de pays imaginaire ? Il y a une quête d’ivresse dans son cinéma ultra stylisé, délesté du présent et du réel. Il se grise de vignettes rétro, de tableaux vintage, mais aussi, de plus en plus, d’histoires capiteuses. Son début suggère un enivrement programmé, par paliers successifs vers le passé le plus romanesque...

3. Winter Sleep réalisé par Nuri Bilge Ceylan
Un gamin aux yeux sombres jette une pierre sur la vitre de sa voiture et Aydin se demande pourquoi. Oui, bon, d’accord : quelque temps auparavant, il avait fait saisir par un huissier les maigres biens du père de l’enfant, pour cause de loyers trop longtemps impayés. Mais quoi, il avait, pour lui, le droit et la loi. Devait-il, sous prétexte qu’il était riche, se faire plumer par un provocateur alcoolo, tout juste sorti de prison ?...

4. Ida*} réalisé par Pawel Pawlikowski
« En somme, tu es une nonne juive »... Anna regarde, interloquée, cette parente inconnue que la supérieure de son couvent lui a demandé de rencontrer avant de prononcer ses vœux. Elle est pure comme une héroïne de Robert Bresson, la petite Anna, ses yeux semblent rappeler à chacun une innocence perdue. Quand elle sourit, trois fossettes se forment au coin de sa bouche...

5. 12 Years a Slave réalisé par Steve Mc Queen
Bien des livres et des films, depuis longtemps, ont raconté l’esclavage en Amérique. On sait moins, cependant, ou pas assez, qu’avant même la guerre de Sécession, à la frontière invisible entre Etats abolitionnistes et esclavagistes (fifty-fifty, semble-t-il), des hommes de main, sortes de marchands de sommeil de l’époque, kidnappaient des Blacks, libres citoyens américains, et les vendaient à des propriétaires terriens sans scrupule...

6. Gone Girl réalisé par David Fincher
Où est Amy ? Disparue, le ­matin de son cinquième anniversaire de mariage. Au domi­cile conjugal, impeccable maison suburbaine, tout est calme, en ordre. Tout, sauf le salon, table basse ren­versée, chaos de verre brisé. Les jours passent. Le mystère arrache la petite communauté locale du Missouri à son ennui mortel, puis gagne le pays entier, contamine les journaux, la télé...

7. Hippocrate réalisé par Thomas Lilti
Les succès d’audience à la télé de « Dr House » et de « Grey’s Anatomy » l’ont prouvé : les Français, s’ils ont une peur bleue de l’hôpital, adorent les séries médicales américaines. A ces fictions spectaculaires et glamour, très éloignées de la réalité, « Hippocrate » propose un contrepoint séduisant dans un registre très français : le récit initiatique sur fond de chronique sociale...

8. Les Combattants réalisé par Thomas Cailley
A la question « Si vous étiez une athlète, vous seriez... ? », Adèle Haenel répond d’un coup de menton : « Pourquoi si ? » Avec ce film, l’actrice confirme qu’elle est l’un des corps les plus vigoureux du cinéma français. Planté, sculptural, animal même, parfois. Tout entier tendu vers l’essentiel, exactement comme son personnage, qui n’a pas de temps à perdre...

9. Saint Laurent réalisé par Bertrand Bonello
Après le film de Jalil Lespert, qui racontait d’abord une histoire, celui de Bertrand ­Bonello joue et jongle, voire fantasme, avec les faits biographiques. Comme s’il s’agissait d’exhumer un monde évanoui. Autant dire, de retrouver un temps perdu. YSL à la lumière de Marcel Proust, voilà la grande idée... Dès la première scène, « Saint Laurent » s’installe incognito dans une chambre de palace réservée par lui au nom de M. Swann...

10. Deux jours, une nuit réalisé par Jean-Pierre Dardenne
S’ils votent « pour », Sandra reprendra sa place. S’ils votent « contre », chacun des seize employés touchera une prime de mille euros. C’est le deal imposé par la direction de la petite entreprise, et personne n’a osé protester : on ne s’oppose pas à l’injustice en temps de crise. Et puis, mille euros, c’est une somme. Tous ou presque ont, donc, voté « contre »... Mais une des fidèles de Sandra a convaincu le patron d’accepter un nouveau vote, lundi matin...

11. Magic in the Moonlight réalisé par Woody Allen
En plein cœur des années 1920, Wei Ling Soo est le magicien le plus célèbre du monde. Sur scène, il vous fait disparaître un éléphant en moins de deux et téléporte instantanément son assistante d’un sarcophage à un fauteuil pivotant. Le grand public ne se doute évidemment pas que ce masque de Fu Manchu cache un Anglais encore plus british que le Pr Higgins de « My fair lady ». Snob, docte, arrogant, « aussi charmant que le typhus », comme dit son copain...

12. Jimmy’s Hall réalisé par Ken Loach
Il paraît que Ken Loach, 78 ans ces jours-ci, pense à la retraite, après des décennies de cinéma militant – à gauche toute. Son dernier film (peut-être, donc, dans tous les sens du terme) ne trahit pourtant aucune usure, aucun dé­sen­chantement. Ce n’est pas un adieu aux armes, mais au contraire l’un de ces ­vigoureux manifestes politiques, ­typiques de notre humaniste préféré...

13. Léviathan réalisé par Andrei Zvyagintsev
Ils se font face, comme deux tueurs de western. Kolia, l’exproprié, et le maire expropriateur. Mais leur duel est grotesque : ils sont ivres tous les deux, gorgés de vodka. Ils basculent, ils chancellent, ils titubent tout en s’insultant à qui mieux mieux. Ce n’est pas à qui tuera le premier, mais à qui s’écroulera le dernier. Andreï Zviaguintsev filme son pays, la Russie, comme exsangue, l’alcool ayant remplacé le sang dans les veines de ses compatriotes...

14. Une nouvelle amie réalisé par François Ozon
Une porte interdite. Comme dans un conte. Claire (Anaïs Demoustier) se glisse, pourtant, à l’intérieur de la belle demeure qui semble vide. Comme enchantée. Elle devrait savoir, l’imprudente, que de lourds secrets se cachent, souvent, derrière les portes closes, au risque de vous sauter au visage...

15. Bird People réalisé par Pascale Ferran
Pascale Ferran est une cinéaste rare, qui tourne peu, mais bien. Autant dire que ce quatrième film, huit ans après le succès de « Lady Chatterley », était très attendu. Il donne, pourtant, l’impression d’être providentiel, comme tombé du ciel. Décollage, envol, avions, il en est justement question, puisque l’action se situe à l’aéroport de Roissy ou dans ses environs. Notamment dans un hôtel ­international, où Gary, un Américain, est descendu, pour une nuit...